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     DvD
 
L'ARMÉE DES 12 SINGES
 
Un film américain de Terry Gilliam
 Avec Bruce Willis
Madeleine Stowe
et Brad Pitt
 
Universal - 1995 - Durée 2h05
Lorsqu’en 1995 sort L’Armée des 12 Singes, le réalisateur Terry Gilliam n’est connu des uns que par ses excentricités commises dès 1974 avec la bande des barjots british Monthy Python et reconnus des autres par l’atypique Brazil, le lunaire Baron de Muchausen ou bien encore le philosophique Fisher King.

Si L’Armée des 12 Singes constitue à ce jour le plus gros succès commercial de Terry GIlliam (cependant pas très difficile après le déjanté Las Vegas Parano de sinistre mémoire) il est assez facile d’en comprendre les raisons : tout d’abord un casting hollywoodien (Bruce Willis, Brad Pitt, Madeleine Stowe…), un scénario au premier abord très "stars & stripes" et enfin un budget promotionnel des plus "Spielberguien". En sorte, tous les ingrédients étaient réunis pour faire de L’Armée des 12 Singes un de ces fast-films à consommer et oublier rapidement.

Pourtant, six années se sont écoulées et toujours pas d’Armée des 13 Singes, de Retour de l’Armée des 12 Singes ou encore des 12 Singes à Saint-Tropez en vue, ce qui, vous l’avouerez, est déjà un exploit en soi.
Lorsqu’en 1995 sort L’Armée des 12 Singes, le réalisateur Terry Gilliam n’est connu des uns que par ses excentricités commises dès 1974 avec la bande des barjots british Monthy Python et reconnus des autres par l’atypique Brazil, le lunaire Baron de Muchausen ou bien encore le philosophique Fisher King.

Si L’Armée des 12 Singes constitue à ce jour le plus gros succès commercial de Terry GIlliam (cependant pas très difficile après le déjanté Las Vegas Parano de sinistre mémoire) il est assez facile d’en comprendre les raisons : tout d’abord un casting hollywoodien (Bruce Willis, Brad Pitt, Madeleine Stowe…), un scénario au premier abord très "stars & stripes" et enfin un budget promotionnel des plus "Spielberguien". En sorte, tous les ingrédients étaient réunis pour faire de L’Armée des 12 Singes un de ces fast-films à consommer et oublier rapidement.

Pourtant, six années se sont écoulées et toujours pas d’Armée des 13 Singes, de Retour de l’Armée des 12 Singes ou encore des 12 Singes à Saint-Tropez en vue, ce qui, vous l’avouerez, est déjà un exploit en soi.

Alors, qu’est-ce qui a pu empêcher un tel film de sombrer dans les affres des suites faciles et prévisibles ou bien encore des dernières productions à la Besson ou la Lucas ?

Avant tout l’esprit Gilliam. Ses obsessions sont toujours présentes et palpables. En vrac : les machines, la technologie et ses détournements, les dictatures et leur cortège de tortionnaires, l’univers carcéral, la schizophrénie, la paranoïa, la folie, la démesure, le futur proche Orwellien… Enfin et surtout, son excentricité et son irrévérence qui le poussent à faire de Philadelphie le plus grand zoo en plein air du monde ou bien à se moquer de la sacro-sainte et toute puissante industrie médico-pharmaceutique US.

Vous le comprenez mieux maintenant, L’Armée des 12 Singes reste un de ces films difficilement analysable et racontable, où l’intrigue à multiples tiroirs et lectures peut tout aussi bien séduire le spectateur que le dégoûter/dérouter à tout jamais. En un mot, n’attendez pas de moi que je vous donne les clefs pour comprendre ou interprèter ce film : je ne suis pas certain de les posséder moi-même.

Un conseil toutefois : faîtes le choix, de vous laisser porter par l’interprétation remarquable de Bruce Willis et de Brad Pitt (trop jeune pour Vol au Dessus d’un Nid de Coucou, dommage !) et bercer par la portée philosophique et humaine de l’histoire, plutôt que d’essayer de démêler les subtilités de la théorie de la relativité, véritable passeport pour le voyage temporel.

Alors ne passez pas plus longtemps à côté de ce film, teminez votre paquetage et engagez-vous illico dans ce drôle de régiment…


Stéphane Muller
© Jowebzine.com - Septembre 2001
Lorsqu’en 1995 sort L’Armée des 12 Singes, le réalisateur Terry Gilliam n’est connu des uns que par ses excentricités commises dès 1974 avec la bande des barjots british Monthy Python et reconnus des autres par l’atypique Brazil, le lunaire Baron de Muchausen ou bien encore le philosophique Fisher King.

Si L’Armée des 12 Singes constitue à ce jour le plus gros succès commercial de Terry GIlliam (cependant pas très difficile après le déjanté Las Vegas Parano de sinistre mémoire) il est assez facile d’en comprendre les raisons : tout d’abord un casting hollywoodien (Bruce Willis, Brad Pitt, Madeleine Stowe…), un scénario au premier abord très "stars & stripes" et enfin un budget promotionnel des plus "Spielberguien". En sorte, tous les ingrédients étaient réunis pour faire de L’Armée des 12 Singes un de ces fast-films à consommer et oublier rapidement.

Pourtant, six années se sont écoulées et toujours pas d’Armée des 13 Singes, de Retour de l’Armée des 12 Singes ou encore des 12 Singes à Saint-Tropez en vue, ce qui, vous l’avouerez, est déjà un exploit en soi.

Alors, qu’est-ce qui a pu empêcher un tel film de sombrer dans les affres des suites faciles et prévisibles ou bien encore des dernières productions à la Besson ou la Lucas ?

Avant tout l’esprit Gilliam. Ses obsessions sont toujours présentes et palpables. En vrac : les machines, la technologie et ses détournements, les dictatures et leur cortège de tortionnaires, l’univers carcéral, la schizophrénie, la paranoïa, la folie, la démesure, le futur proche Orwellien… Enfin et surtout, son excentricité et son irrévérence qui le poussent à faire de Philadelphie le plus grand zoo en plein air du monde ou bien à se moquer de la sacro-sainte et toute puissante industrie médico-pharmaceutique US.

Vous le comprenez mieux maintenant, L’Armée des 12 Singes reste un de ces films difficilement analysable et racontable, où l’intrigue à multiples tiroirs et lectures peut tout aussi bien séduire le spectateur que le dégoûter/dérouter à tout jamais. En un mot, n’attendez pas de moi que je vous donne les clefs pour comprendre ou interprèter ce film : je ne suis pas certain de les posséder moi-même.

Un conseil toutefois : faîtes le choix, de vous laisser porter par l’interprétation remarquable de Bruce Willis et de Brad Pitt (trop jeune pour Vol au Dessus d’un Nid de Coucou, dommage !) et bercer par la portée philosophique et humaine de l’histoire, plutôt que d’essayer de démêler les subtilités de la théorie de la relativité, véritable passeport pour le voyage temporel.

Alors ne passez pas plus longtemps à côté de ce film, teminez votre paquetage et engagez-vous illico dans ce drôle de régiment…


Stéphane Muller
© Jowebzine.com - Septembre 2001

Alors, qu’est-ce qui a pu empêcher un tel film de sombrer dans les affres des suites faciles et prévisibles ou bien encore des dernières productions à la Besson ou la Lucas ?

Avant tout l’esprit Gilliam. Ses obsessions sont toujours présentes et palpables. En vrac : les machines, la technologie et ses détournements, les dictatures et leur cortège de tortionnaires, l’univers carcéral, la schizophrénie, la paranoïa, la folie, la démesure, le futur proche Orwellien… Enfin et surtout, son excentricité et son irrévérence qui le poussent à faire de Philadelphie le plus grand zoo en plein air du monde ou bien à se moquer de la sacro-sainte et toute puissante industrie médico-pharmaceutique US.

Vous le comprenez mieux maintenant, L’Armée des 12 Singes reste un de ces films difficilement analysable et racontable, où l’intrigue à multiples tiroirs et lectures peut tout aussi bien séduire le spectateur que le dégoûter/dérouter à tout jamais. En un mot, n’attendez pas de moi que je vous donne les clefs pour comprendre ou interprèter ce film : je ne suis pas certain de les posséder moi-même.

Un conseil toutefois : faîtes le choix, de vous laisser porter par l’interprétation remarquable de Bruce Willis et de Brad Pitt (trop jeune pour Vol au Dessus d’un Nid de Coucou, dommage !) et bercer par la portée philosophique et humaine de l’histoire, plutôt que d’essayer de démêler les subtilités de la théorie de la relativité, véritable passeport pour le voyage temporel.

Alors ne passez pas plus longtemps à côté de ce film, teminez votre paquetage et engagez-vous illico dans ce drôle de régiment…


Stéphane Muller
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