Un film américain de James Cameron et Steven Quale
Buena Vista Home Ent. - 2005 - 1h35
Depuis
1997, et le succès mondial de Titanic, James Cameron a gardé
les pieds dans l’eau. Impossible de le faire revenir à
la fiction ! Après des visites convaincantes des carcasses
du Bismarck puis du Titanic, le réalisateur s’intéresse
à l’exploration des grands fonds et se met à rêver.
Ses extrapolations nous font regretter l’exigeant réalisateur
!
Avec un titre pareil, Aliens of the deep, James Cameron aurait pu
revenir à ses tout premiers amours, la série B ! Hélas,
malgré ce titre terrifiant, Cameron met en avant les étranges
rencontres qu’il a fait sous l’eau avec son équipe
de scientifiques super motivés… et super bavards !
James Cameron respecte les codes du documentaire d’exploration.
Aliens of the deep, prévu pour les dômes Imax, ne sort
pas du schéma classique. Passionné, Cameron laisse la
parole à ses scientifiques et ces derniers dissertent longuement
sur les créatures des gouffres marins.
Le vocabulaire n’est pas toujours clair et les questions posées
trouvent des réponses opaques. Les enjeux de ces voyages dans
les océans paraissent de moins en moins évidents. James
Cameron finit par faire rire par ses exclamations du type : "Qui
aurait pu imaginer qu’une bactérie puisse être
belle ?"
Car finalement, les fameux Aliens of the deep, c’est cela :
des bactéries, des crevettes, des crabes et quelques poissons
étranges, qui vivent loin du soleil ! Un beau plateau de fruits
de mer, très exotique mais pas très pas facile d’accès.
Entre les bestioles, Cameron disserte sur les probables voyages sur
d’autres planètes où les techniques d’exploration
seraient assez similaires. C’est la partie la plus sincère
du documentaire. Les obsessions du cinéaste maintiennent l’intérêt.
Comme dans tous ses films, il s’interroge sur le rapport entre
l’humain et la technologie, les qualités et les dangers.
Cameron profite, lui, des dernières techniques (et des inventions
de son frère) pour offrir des images fascinantes. Sous l’eau,
la qualité des images est stupéfiante et dans l’espace,
les effets spéciaux sont d’une crédibilité
fascinante.
Finalement, le résultat est étrange. Les intentions
sont sincères, mais le traitement se disperse dans de grandes
considérations qui nous éloignent du sujet principal.
Trop généreux, trop passionné, Cameron rate son
documentaire en nous laissant dans un coin. C’est rare de le
dire, mais James Cameron vient de boire la tasse !