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     DvD
 
PERMIS DE TUER

Un film américain de John Glen
Avec Timothy Dalton
Robert Davi
Carey Lowell
Talisa Soto

MGM - 1989 - 2h13

Bonus
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Deuxième et dernière aventure avec Timothy Dalton dans le rôle de James Bond, Permis de tuer fut l'un des gros échecs de la saga. Réalisé par un habitué de la série, Permis de tuer a voulu sortir le personnage de ses habitudes. En y regardant de plus près, le film est l'un des plus atypiques.


Les années 80 ne furent pas la période la plus glorieuse du célèbre agent secret. Roger Moore n'était plus crédible à cause de son grand âge. À la découverte du sida, la libido de Bond paraissait déplacée. L'idée de revenir à un personnage plus froid, proche de ses origines littéraires semblait être une bonne idée.

Timothy Dalton apporte une réelle noirceur au personnage. L'espion ne ressemble plus à un vieux beau plein d'humour. Dans Tuer n'est pas jouer, 007 est plus complexe et presque dérangeant.

Ce que confirme, en 1989, Permis de tuer ! Cette fois-ci James Bond ne sauve pas le monde d'un mégalomaniaque. Le héros quitte même les services secrets. Il n'a plus qu'une idée en tête : venger la mort atroce de son ami Felix Leiter.

Premier film à ne pas être tiré des nouvelles de Ian Fleming, Permis de tuer n'est pas un film d'espionnage. C'est un authentique film de vengeance. James Bond se limite à cette obsession. Cela va très bien à Timothy Dalton qui, à défaut d'avoir convaincu, restera comme le plus sombre James Bond.

C'est donc un polar cruel. Initialement le film devait se situer en Chine (avec poursuite sur la grande muraille) mais la franchise est plongée dans la crise et le budget est rapidement revu à la baisse.

Cela n'empêche pas Rémi Julienne de s'éclater avec quelques cascades mémorables auxquelles le comédien principal n'a pas eu peur de participer. Il est amusant de voir que le sbire du méchant est un fringant Benicio Del Toro, pas encore connu, au charme latin venimeux.

Le film distille en réalité une violence assez inhabituelle. C'est toute l'originalité de cet épisode, bide au box-office qui enterrera la franchise pour six longues années. Bond n'est plus le sauveur du monde. Son ennemi est un baron de la drogue. Sa mission se résume à une vendetta. Elle est brutale.

Cette radicalité rend le film peu accessible. Cependant, cette version pessimiste de James Bond 007 doit être revue. Comme son légendaire costard, le noir n'allait pas si mal à l'espion !


Pierre Loosdregt
© Jowebzine.com - Novembre 2006
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