Un film français de Gérard Bitton
et Michel Munz
Avec Pascal Elbé
Clovis Cornillac
Alice Taglioni
et Pierre Richard
UGC Vidéo - 1h30 - 2005
Bonus
- Bêtisiers
- Making of
- Bande annonce
Sorti
entre le dernier Harry Potter, le remake de King Kong et Le monde
de Narnia, la comédie française Le cactus n’a
pas fait de miracle au box-office français. Étrange
programmation pour un film qui, revu en DVD, se révèle
être une réussite !
En décembre dernier, le spectateur français se laissait
convaincre par le savoir faire américain qui, franchement,
avait tout pour plaire. Au milieu des blockbusters réussis
de l’hiver, le nouveau film des scénaristes de La vérité
si je mens n’a pas su s’imposer et il est vrai qu’il
apparaissait un peu fade face aux magiciens pré-pubères,
au singe géant et au lion christique.
C’est ce qui choque lors de la vision du Cactus en DVD. Voilà
une comédie modeste qui retrouve le charme de La chèvre
et des Compères ! À la place de Gérard Depardieu
et Pierre Richard, Clovis Cornillac et Pascal Elbé sont parfaits.
Le premier joue décidément très bien le riche
suffisant et le second surprend en pauvre type touchant.
Francis Veber doit d’ailleurs s’amuser (ou pas) de ce
scénario qui lorgne sur ses œuvres et le concept qui a
fait sa gloire. À savoir un hypocondriaque, amoureux de la
femme de son meilleur pote et persuadé d’être condamné,
entamant un pèlerinage en Inde pour rencontrer un médecin
hindou. Le pote, arrogant et vaniteux, décide de l’accompagner…
Le plus faible n’est pas celui qu’on croit et, rapidement,
le voyage vire au calvaire. Pour le plus grand plaisir du spectateur
qui appréciera les dialogues, ciselés et drolatiques.
Le duo mal assorti va vivre une drôle d’aventure en Inde.
La qualité du film est la simplicité. Les auteurs se
concentrent sur les réactions de deux parisiens perdus dans
le pays des vaches sacrés. Quelques répliques ont tout
pour devenir cultes. La réalisation ne vaut guère mieux
que celle d’un téléfilm régional. La production
résume l’Inde à quelques clichés parfois
maladroits mais de toute façon, l’essentiel est là
: on rit et à la fin, le charme opère. On a envie de
le revoir.