Documentaire français de Gilles Jacob
Cinemalta - 2005
- 3 documentaires
- Interview de Gilles Jacob
sur les coulisses du Festival
- Livret de 24 pages sur Au Cœur du Festival
A
quelques jours de l'ouverture du 58e Festival International
du Film de Cannes, l'époque est propice à se souvenir
des 57 éditions passées et des grandes heures
du plus important festival cinématographique du monde
(dixit Gilles Jacob).
Et c'est donc son Président, Gilles Jacob lui-même,
qui s'est attelé à la tâche de réaliser
un documentaire sur ce Festival né en 1939 pour faire
pièce à celui de Venise, alors sous la coupe de
Mussolini et de son gouvernement fasciste. Le choix se porte
d'abord sur Biarritz, mais les édiles cannois font tant
et si bien que c'est à leur ville que revient finalement
l'honneur d'organiser ce festival. Las, les événements
tragiques de la seconde Guerre Mondiale ne laissent pas le temps
aux festivaliers d'inaugurer cette nouvelle sauterie mondaine.
1946 sera donc le premier millésime de la Palme d'Or,
et cette année-là, le jury choisi, en signe de
fraternité, de primer tous les films en compétition.
Le présent DVD retrace donc une certaine histoire du
cinéma au travers de son événement le plus
médiatisé, le plus glamour et le plus people.
Il n'est question que de montée de marches, de robes
extravagantes et de beautés fatales. Pas de commentaire
dithyrambique ou superflu, juste les images et l'ambiance de
ces instants "magiques". On trouve aussi quelques
remises de prix et une poignées de conférences
de presse qui valent leur pesant de souvenirs nostalgiques ou
de sourires amusés (surtout lorsque Jean-luc Godard est
au micro !).
Un dernier tour de piste en solo avec une interview complaisante
de Gilles Jacob, et le présent DVD se clôt sur
une impression mitigée de gratitude et de superficialité.
Gratitude pour ces images rassemblées, mais regret qu'une
telle richesse n'ait pas abouti à une œuvre plus
complète, plus dense, plus roborative pour tout dire.
Un film qui soit une leçon d'histoire du cinéma
de ces 60 dernières années. Au lieu de quoi on
a plutôt l'impression d'avoir assisté à
une revue de détail des modes vestimentaires et capilaires.
Vous avez dit superficiel ?