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     DvD
 

LES 3 JOURS DU CONDOR

Un film américain de Sydney Pollack
Avec Robert Redford
Faye Dunaway
et Max Von Sydow

TF1 Video - 1975 - 1h56

Bonus

- Bandes-annonces américaines
- Filmographies

Énorme succès en 1975, le film de Sydney Pollack a plutôt mal vieilli malgré la présence de deux monstres sacrés du cinéma américain. À oublier bien vite.


Vague histoire d’espionnage et grosse star à l’affiche (Robert Redford), la recette du succès était simple en 1975. Malheureusement, avec 30 ans de recul, Les 3 jours du condor a pris un de ces terribles coups de vieux qui mettent tout le monde mal à l’aise, le chroniqueur de Jowebzine.com au premier chef.

Ainsi, Joseph Turner, obscur scribouillard travaillant pour une officine du contre-espionnage américain, se retrouve plongé dans une affaire d’Etat mêlant trahison et intérêts personnels. Traqué par des tueurs qui veulent en finir avec le seul témoin gênant de cette affaire, Turner, dit Condor, n’a que trois jours devant lui pour faire éclater la vérité. La course-poursuite qui s’ensuit voit le farfelu binoclard du début se transformer en super espion omniscient, McGyver des centraux téléphonique et tueur de sang froid quand sa sécurité l’exige.

Construit sur un scénario truffé d’invraisemblances, Sydney Pollack parvient, au mieux, à intriguer le spectateur, mais en tout cas jamais à faire croire à son histoire cousue de fil blanc. Jusqu’au personnage interprété par Robert Redford qui change grossièrement de personnalité selon les situations, contribuant ainsi à rendre vain les efforts du chroniqueur scrupuleux bien décidé, pourtant, à aller au bout de son chemin de croix. Par charité, on passera sur l’étalage technologique voulu par le réalisateur, sans doute pour épater la galerie, et qui, avec le recul et les progrès accomplis entre temps nous fait franchement pleurer de rire, à commencer par le pitoyable "ordinateur" que les contre-espions utilisent tour à tour en début de film et qui ressemble plus à une sorte de Traban à peine miniaturisée qu’à un quelconque ordinateur un tant soit peu crédible vu d’ici.

À éviter soigneusement, donc, et à remplacer avantageusement, si l’on aime le genre, par Ennemi d’état de Tony Scott, avec Gene Hackman et Will Smith.


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Janvier 2004
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