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     DvD
 

DARK CITY

Un film américain de Alex Proyas
Avec Rufus Sewell
Kiefer Sutherland
Jennifer Connelly
William Hurt
et Ian Richardson

Metropolitan - 1998 - 1h36

Bonus
- Bande-annonce
- Tournage
- Interviews
- Filmographies
- Commentaire audio
- Notes de production

En jouant avec les codes du polar et de la science-fiction, pour notre plus grand bonheur et notre plus grande angoisse, Alex Proyas fait de Dark city le digne descendant de Metropolis.


J'aime cette réflexion du réalisateur, Alex Proyas (The crow), qui signale que le public s'ennuie avec les histoires simplistes et qu'il attend des scénarios élaborés. J'aime aller à la rencontre d'un nouvel univers et Dark City est un univers à part entière même si on ne peut s'empêcher de penser au Metropolis de Fritz Lang. On ne sait pas trop, au début, s'il s'agit d'un polar noir à l'américaine, idée renforcée par le ton général des décors et des costumes (alors que dans le détail, les références vont des années 40 aux années 70) ou de science-fiction pure. Une réponse unique est impossible car ce serait trahir la volonté de l'auteur.

Alex Proyas a demandé à son scénariste de restituer parfaitement l'ambiance américaine du film noir, avec parfois quelques anachronismes qui rendent une atmosphère de malaise. Peut-être est-ce pour suggérer aux personnes capables de percevoir ces incongruités comme une erreur fortuite, comme si la réalité n'était qu'un décor agencé par quelqu'un qui ne connaîtrait pas l'histoire. Mais il a souhaité aussi faire un film de science-fiction qui fonctionne très bien, avec ces Etrangers venus d'on ne sait où pour comprendre les ressorts de l'âme humaine. L'obsession du temps avec la présence de l'horloge est également un élément fondamental du film, presque un personnage à elle seule. C'est toute la misère de la condition humaine que la fuite du temps et son impossible maîtrise (ou presque, car quelques personnages échappent à cette règle).

Comme on peut le découvrir avec plaisir, c'est un DVD dont les bonus remplissent à merveille leur fonction en rendant inutile l'achat d'un "super maxi collector", puisque tout est déjà disponible, y compris le commentaire du film en VOST par le réalisateur, le directeur de la photographie, les scénaristes et le maître ès-décor (Tatopoulos).
J'aime cette démarche où on ne prend pas l'acheteur de DVD pour une vache à lait et où les bonus ne consistent pas uniquement en la même bande-annonce en anglais, français et kurde (pourquoi kurde et pourquoi pas ouzbek ?)

Un conseil à tout cinéphile : précipitez-vous avant que sa Majesté le Capital ne retire de la vente ce DVD et ne le remplace par deux autres : un vide avec la bande-annonce dans les trois langues citées plus haut à 30 euros et un plein à 50 euros.


Alexandra Grandmougin
© Jowebzine.com - Février 2004
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