Un film indien de Karan Johar
Avec Shah Rukh Khan
Rhitik Roshan
Kajol
Amitabh Bachchan
Bodega films - 2002 - 3h29
Bonus
- Making of
- Karaoké
- Scènes coupées
- Clips
- Ruby Wax à Bollywood
Après
Lagaan et Devdas, La famille indienne fut le troisième film
indien à connaître les joies d’une sortie sur grand
écran. Il fallait bien cela pour cet énorme succès
populaire qui ferait passer Dallas pour du Bergman.
Rohan a de beaux yeux. Il a un corps d’athlète, une tête
bien pleine et dirige l’équipe de cricket de son université.
Tout semble lui sourire. Pourtant ce jeune Indien va faire une terrible
découverte en rendant visite à ses deux vieilles tantes
: son frère Rahul, qu’il admire tant, est en fait, un
enfant adopté. Pire encore : Rahul s’est fâché
avec leur père. Il a claqué la porte de l’empire
industriel familial pour suivre la femme qu’il aime. Sensible
aux traditions, son père ne pardonne pas ce choix. La famille
de Rohan est brisée et ça, il ne peut pas le supporter.
Il met au point une stratégie pour réunir les membres
de son clan…
Trois heures et demi plus tard, tout le monde aura beaucoup pleuré
mais la famille sera de nouveau réunie et heureuse. Cette saga
n’évite pas les clichés. Elle les multiplie. Elle
se vautre dedans avec délice. Autant vous prévenir tout
de suite : on a systématiquement un temps d’avance sur
les événements. La famille indienne s’apparenterait
à du mauvais mélo.
C’est justement la grandiloquence qui fait toute la réussite
du film. Plus c’est énorme, plus c’est passionnant.
Le cinéma indien peut être déconcertant par son
goût pour l’emphase. Il est ici charmant. Les numéros
musicaux sont d’une richesse fascinante et les chansons sont
entêtantes. Même un spectateur bien de chez nous ne peut
pas résister à la beauté et au savoir faire hindou.
Blockbuster à la sauce tandoory, La famille indienne s’arme
de tous les atouts de ce cinéma si particulier. Les décors
sont babyloniens. La caméra tournoie dans tous les sens. Les
acteurs en font des tonnes. Dès que le père parle, le
tonnerre gronde. Les femmes ont un sex-appeal déboussolant
(avec option "vent dans les cheveux" en permanence). Les
deux frangins sont filmés la moitié du film au ralenti.
Les artifices sont surexploités et grossiers. Pourtant ça
marche.
Le film soutient un rythme échevelé. C’est une
tempête musicale et visuelle qui amuse puis séduit. C’est
tellement outrancier (attention les costumes) qu’il est facile
de se faire avoir. Le mélo fonctionne à plein régime.
Rencontrer cette famille, c’est découvrir un cinéma
différent mais enchanteur !