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     DvD
 
COFFRET HANZO THE RAZOR

L’ENFER DES SUPPLICES
Un film japonais de Yasuzo Masumura
Wild Side - 1973 - 1h25

LA CHAIR ET L’OR
Un film japonais de Yoshio Inoue
Wild Side - 1974 - 1h20)

Bonus
3 documentaires
S’il y a bien un tic publicitaire qui agace, c’est bien l’utilisation abusive du terme "culte". Tout est culte désormais. Les succès populaires comme les petites séries B. Les disques. Les livres. Les vignettes Panini etc. La sortie d’un coffret de deux films japonais vient rappeler ce que cela veut vraiment dire !


Dans les années 70, au Japon, la mode est aux films de samouraïs. Toutes les stars locales ont leur saga. Shintaro Katsu, sorte d’Alain Delon nippon (acteur très premier degré), célèbre interprète de Zatoichi, réclame sa série et se lance dans une trilogie pour le moins atypique.

Il est donc Hanzo, le détective incorruptible qui fait régner la loi d’une manière bien singulière autour du château d’Edo. Sorte d’inspecteur Harry, adepte du duel au sabre, Hanzo n’a peur de rien, voue une haine aux nantis dépravés et applique le droit à la lettre. Craint par tous, Hanzo a aussi une particularité : mère nature l’a sacrément gâtée. Et il sait se servir de cet atout lorsqu’il faut faire parler ses proies…

De la trilogie, il ne reste ici que les deux derniers volets et, après leur visionnage, on rêve de voir le premier épisode, L’épée de la Justice. Car les films Hanzo the Razor sont vraiment hors normes.

Superbement réalisés, servis par une photographie soignée, les deux films sont assez classiques dans la forme. L’exotisme japonais fonctionne à plein régime : ce sont des westerns sushis !

Sûrement pour soigner l’ego du comédien principal, les deux films se révèlent ultra-violents. Les geysers de sang fusent dans toutes les scènes d’action. Notre héros reste impassible devant des hordes d’assassins sanguinaires, qui finiront de toute façon découpés en tranches !

Mais le plus déconcertant c’est donc la virilité saillante du justicier. Un détail qui fait passer les films sur la planète "culte". Car le bonhomme, quand il ne doit pas calmer sa libido avec une meule de foin ou assommer littéralement ses envies, utilise son "excroissance" dans d’effarantes scènes d’interrogatoire. Mélange d’érotisme soft et d’action hardcore, les films sont vraiment des spectacles d’une extravagance radicale. Les documentaires qui accompagnent les deux films permettent de mieux les appréhender.

Ces séries B ne sont donc pas des chefs d’œuvre absolus (des DVD de Kurosawa viennent de sortir) mais offrent un plaisir un peu inavouable, et difficilement imaginable. Si vous voulez surprendre des amis qui pensent tout savoir, servez leur verre et scotchez les avec ce stupéfiant coffret !


Pierre Loosdregt
© Jowebzine.com - Juillet 2006
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