Un film américain de Martin Brest
Avec Brad Pitt
Anthony Hopkins
et Claire Forlani
Universal - 1998 - 2h52
Bonus
- Sur les lieux du tournage
- Distribution
- Bande annonce
Brad
Pitt en bellâtre post-adolescent est censé incarner
la mort : pas crédible une seconde et difficilement supportable
dans un contexte général de médiocrité
sentencieuse.
Oh le beau sujet : la mort, incarnée par un Brad Pitt
post-ado à la coupe de cheveux ridicule, vient "prendre
livraison" d'un client, Bill Parish (Anthony Hopkins).
Le malheureux élu tente de gagner du temps, sympathise
même avec celui qu'il a baptisé Joe Black et voit
naître une idylle qu'il devine morbide entre sa fille
et le bel inconnu.
Bref, un pitch éblouissant (selon les critères
hollywoodiens) qu'Universal va s'empresser de magnifier encore
en situant l'action dans l'entourage d'un magnat de la communication
qui vit dans un "palais" auprès duquel le château
de Versailles et son parc font figure de pavillon de banlieue.
Ajoutez que Bill Parish ne se déplace qu'en hélicoptère
et passe sa vie à montrer à son méchant
bras droit comploteur que lui est un brave type qui a bâti
son empire à la sueur de son front (je ne me rappelle
pas qu'il soit fait nulle part allusion à la sueur du
front des dizaines de milliers de salariés qui travaillent
pour lui…), et vous avez une idée assez précise
de ce qui vous attend si vous glissez ce DVD dans votre lecteur.
Tout cela serait juste un peu prétentieux et creux (pléonasme
?) si le ridicule ne poussait le réalisateur à
faire durer la plaisanterie (fort ennuyeuse au demeurant) pendant
presque 3 heures !
Finalement, rien à sauver dans cet interminable film
à vocation pseudo-intellectuelle dont la profondeur est
beaucoup moins impressionnante que celle de la piscine intérieure
du "milliardaire qui va mourir". Et pourtant, Martin
Brest et son équipe s'y sont noyés…