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     DvD
 
COFFRET PANTHERE ROSE

Cinq films de Blake Edwards
Avec Peter Sellers

MGM - 2003

LA PANTHERE ROSE
Avec David Niven et Claudia Cardinale
1964 - 1h55

QUAND L’INSPECTEUR S’EMMELE
Avec Elke Sommers et Herbert Lom
1964 - 1h42

QUAND LA PANTHERE ROSE S’EMMELE
Avec Herbert Lom et Colin Blakely
1976 - 1h43

LA MALEDICTION DE LA PANTHERE ROSE
Avec Herbert Lom et Dyan Cannon
1978 - 1h40

A LA RECHERCHE DE LA PANTHERE ROSE
Avec David Niven et Joanna Lumley
1982 - 1h38

Bonus
- Documentaires
- Dessins animés
- Livret
- Notes de productions
PANTHERE, C'EST L'HEURE
Un coffret bienvenu qui nous offre l'intégrale des aventures déjantées de l'inénarrable inspecteur Clouzot, le flic le plus loufoque du cinéma.



Je ne suis pas à proprement parler ce qu’on pourrait appeler un pousseur, je me défends même d’inspirer le moindre reflex mercantile, si tant est que le lecteur de cette modeste chronique la trouve suffisamment intéressante pour s’en aller quérir dans la première grande surface venue, le DVD vanté céans. N’empêche, sans y pouvoir grand chose - et j’attends de trouver la perle du nanar qui me fera vider ici autre chose que du bon sentiment adorateur - lorsque me prend la passion d’un film, j’ai du mal à ne pas en faire l’apologie sans regarder à la dépense. Ce qui m’amène aujourd’hui et m’oblige à d’emblée prévenir le futur acheteur : c’est un peu cher et ce n’est pas avec le fumeux argument "Allez quoi, soyez pas pingres, c’est Noël après tout !", qu’on fera passer la pilule. Non, la pilule s’avale à la rigueur parce qu’il s’agit d’une collection complète, s’ingurgite plus facilement parce que Blake Edwards est aux commandes, mais finalement se digère sans problème parce que ce sont plus de huit heures de Peter Sellers (encore faut-il aimer Peter Sellers, mais ça…)

On ne les trouvait qu’en zone 1, la plupart dans des formats tronqués (apportez-moi la tête de l’inventeur du pan and scan), les voilà réunis dans leur widescreen d’origine, plus un disque de bonus quasi obligatoires : les cinq épisodes incongrus de La Panthère Rose.

On en dira ce qu’on voudra - la plus recevable des critiques consistera à dénoncer du bout des lèvres l’étroitesse des scénarii - la dérision absolue, libertaire et totalement décousue de ces cinq opus littéralement livrés en pâture à l’art de l’improvisation grotesque du géant maniaco-dépressivo-cardiaque Peter Sellers permet à tout un chacun de s’offrir son quart d’heure de rire curatif quotidien. C’est du grand n’importe quoi, mais de ce n’importe quoi dont nous nourrissent aussi d’autres azimutés de cette tendre époque où, visiblement, en matière de comédie le consensus n’existait pas et où l'on ne transigeait pas avec les moyens : Monthy Python, Mel Brooks, Jerry Lewis - vous excuserez les comparaisons, c’était dans ma soupe quand j’étais petit.

C’est aussi un vrai plaisir de collectionneur avec son format en accordéon qui n’en finit plus de dérouler ses soufflets (on regrettera juste que les illustrations ne soient pas d’origine) et son sixième disque de bonus qui s’en donne à cœur joie dans l’empilement de documentaires à la gloire de l’usine Pink Panther et de ses producteurs indépendants, les frères Mirish. Sans oublier les, pour une fois nécessaires, scènes coupées pour ceux qui seraient restés sur leur faim après huit heures de visionnage et trois boîtes de Maalox contre les crampes d’estomac.

Voilà. En dire plus ? Je vous laisse développer votre propre argumentaire pour vous le faire offrir. Ça ne me regarde plus.


Sébastien D. Gendron
© Jowebzine.com - Décembre 2003
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