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     DvD
 
EN PLEINE TEMPETE
 
Un film américain
de Wolfgang Petersen
 Avec George Clooney
et Mark Wahlberg

 Warner – 2000 – 2h05

Bonus
- Coulisses du tournage
- Reportage : témoins de la tempête
- Interview du compositeur de la BO
- Commentaires audio
- Galerie de photos
- Bande-annonce originale
Histoire vraie : automne 1991, à Gloucester, dans le Connecticut, la saison de pêche a été décevante pour l’Andrea Gail. Dans l’espoir de se refaire, le bateau va donc quitter une nouvelle fois le port pour s’aventurer dans des zones de pêche à haut risque où son capitaine Billy Tine (George Clooney) sait trouver des bancs d’espadon importants. Il y trouvera surtout la tempête du siècle et son cortège de catastrophes.

Catastrophe ? Vous avez dit catastrophe ? À l’évidence, En pleine tempête doit être rangé dans cette catégorie de films. Fidèle aux canons du genre, Wolfgang Petersen (auquel on doit quelques chefs d’œuvres de la trempe de Air force one) procède par étapes scrupuleusement calibrées. Avant toute chose, la présentation de chaque personnage afin de permettre au spectateur de parfaitement s’identifier à leurs malheurs ultérieurs. On en profite au passage pour glisser un ou deux rôles antipathiques dont on pourra découvrir par la suite qu’ils sont, finalement, des types biens, de bons américains (on y reviendra). Les personnages étant plantés, on lance l’action sur une longue série "d’évènements" positifs pour endormir la méfiance du cinéphile non-averti (ceux qui ne se rappellent plus le titre du film qu’ils sont en train de regarder). Et là, brutalement, sans prévenir, on plonge tout notre petit monde dans un cataclysme effroyable : la tempête du siècle, en pleine mer. Enfin, comme on ne se lasse pas de prouver son patriotisme, on glisse une seconde histoire (totalement hors du propos initial et grossièrement ajoutée au scénario) montrant en long, en large et en travers, l’héroïsme des sauveteurs de la glorieuse Navy… qui passent d’ailleurs le plus clair de leur temps à se sauver entre eux !

A l’arrivée, on obtient un film dont les effets spéciaux sont, certes, spectaculaires (merci George Lucas), mais auquel on n’arrive pas à s’attacher tant les ficelles sont grosses et les ressorts dramatiques prévisibles. Il faut attendre le dernier quart d’heure pour découvrir la seule véritable surprise de ce produit aseptisé. Mais impossible d’en dire plus ici sans trahir la confiance du lecteur attentif.


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Janvier 2002
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