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     DvD
 
RUSH
Live in Rio

Anthem Entertainment - 2003
RUSH HOUR
Maracana en ébullition : où comment Rush atteint son but au-delà de toute espérance…


Enfin il est là, à la portée de mains? d’yeux et surtout d’oreilles ! Jaquette somptueuse (un dragon genre Godzilla se sirotant une Caipirinha locale derrière la scène où le groupe se produit), 2 galettes DVD remplies jusqu’à plus soif, soit 29 morceaux pour se rendre compte ô combien Rush demeure un véritable OVNI dans le PRI (Paysage Rock International).

OVNI et survivant…

Rush est avant tout un groupe rescapé, au sens figuré, d’une époque révolue où l’on ne se battait pas encore à coup de rééditions de CD + bonus + versions alternatives + remasterisation… Où les groupes passaient près de 250 jours par an sur la route plutôt que de faire 3 fois le Stade de France à 600 francs... Oups, 90 euros la place. Où les groupes trouvaient encore l’énergie d’enregistrer leur 33 tours (si si, vous savez bien le grand truc rond et noir qui attire la poussière) annuel en 2 petits mois, mixage compris. Rescapé aussi au sens propre du terme : après la terrible tragédie personnelle vécue par Neil Peart, le batteur, en 1997 (décès à quelques mois d’intervalle de sa fille et de sa femme), peu de personnes en effet ne donnaient pas cher du devenir du groupe. Il a donc fallut laisser "travailler" le temps…

Et puis, en 2002, sortit Vapor trails, le 17e opus studio du groupe. S’ensuivit alors une tournée nord-américaine d’une soixantaine de dates ponctuée par quelques concerts sud américains (Mexique et Brésil), où le groupe ne s’était jusqu’alors jamais produit. Le DVD propose ici l’intégralité de l’ultime concert au célèbre stade de Maracana à Rio de Janeiro.

Autant le dire tout de suite, le spectacle proposé dépasse toutes les espérances : que se soit par le répertoire interprété (couvrant sans omission notable 30 années de carrière avec 4 morceaux issus du petit dernier à savoir Earthshine, One little victory, Ghost rider et Secret touch), par la durée (un show de près de 3 heures ainsi qu’un reportage sur l’escapade brésilienne), par une réalisation sans faille (mention spéciale au multi-angles sur 3 morceaux : YYZ, O Baterista et la Villa strangiato ainsi qu’à une gestion des caméras, 22 pour être exact, qui ne fait pas mouiller l’œil au bout de quelques minutes, changements de plans incessants obligent) et enfin, et surtout, une ambiance torride comme peu de pays peuvent se targuer d'en offrir.

40 000 cariocas et moi et moi et moi…

Que dire, en effet, du public qui couvre "vocalement" le groupe du début à la fin du concert. De mémoire, pas certain d’avoir vu et entendu quelque chose d’approchant depuis Queen à Wembley en 86 et… Rio en 1985 (et oui déjà). Bien que le groupe se soit produit à Sao Paulo quelques jours plus tôt devant une foule plus conséquente (60 000 personnes), la ferveur avec laquelle le public carioca accompagne (porte, semble en l’espèce plus juste) le trio canadien est tout bonnement indescriptible : de l’intro de Tom Sawyer, en passant par l’instrumental YYZ, l’acoustique Closer to the heart et le désormais incontournable et toujours aussi incompréhensible solo de batterie de Mister Peart, la foule connaît la moindre parole, mime la moindre descente de fûts (et il y en a quelques-uns unes, croyez-moi), le moindre vrombissement de pédale de basse.

Le groupe n’est pas ingrat et les remercie chaleureusement dans la jaquette intérieure en regrettant au passage de les avoir "ignorés" si longtemps (et nous la France : le Zénith parisien de 1992, c’est loin non ?)

Alors, que garder d’un tel déluge visuel et sonore ? De petits moments de pure félicité comme, par exemple, cette superbe interprétation de The pass (un des titres préférés de Geddy Lee, le bassiste-chanteur), l’arrangement acoustique en duo Lee-Lifeson sur Resist, et enfin O Baterista qui prouve encore une fois, si besoin en était, que Neil Peart demeure bien un des plus grands manieurs de baguettes que la planète rock ait comptée, mais également un sacré caméléon aussi à l’aise dans les rythmes "ipanémien" et "copacabanien" que jazzy (petit clin d’œil hommage à son maître Buddy Rich).

Enfin, pour les fans ludiques, ce DVD les comblera puisqu’il convie les plus perspicaces d’entre eux au fil d’une quête d’œufs de Pâques virtuels, à visionner 2 séquences cachées (By - Thor & Anthem).

Bonne chasse et cueillette à toutes et à tous… Obrigada


Stéphane Muller
© Jowebzine.com - Novembre 2003


PS : une fois encore, préférez la version cartonnée collector US plutôt que la fadasse édition européenne qui est attendue pour la fin novembre.


Les sites à visiter :
http://www.rush.com
http://www.rushinrio.com

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