Un film américain de Ken Wiseman
Avec Kate Beckinsale
Scott Speedman
Bill Nighy
Derek Jacobi
M6 Vidéo - 2006 - 1h42
Bonus
- Commentaires audio
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Le
premier Underworld recyclait les succès récents du cinéma
de genre. La suite poursuit ce pillage sans aucune honte. Le film
en devient même intéressant. Si vous n’avez pas
vu un succès américain du box office depuis 5 ans, ce
film est pour vous !
Résumé de l’épisode précédent
: Selene, une jolie vampire sexy, trahit les siens par amour pour
un bellâtre, improbable croisement entre un loup garou et un
vampire. Les deux communautés se font la guerre et la vampirette
sème la panique !
Le second volet reprend immédiatement après les derniers
plans du premier. Selene et Michael sont en fuite. Le clan des vampires
connaît des bouleversements : Markus, un des premiers vampires
revient à la vie et cherche son frère, un lycanthrope
primitif emprisonné à vie. C’est encore le foutoir
et beaucoup de monstres vont périr…
L’histoire n’est qu’une excuse à une débauche
d’effets spéciaux. Ceux qui travaillent vraiment sur
Underworld 2 Evolution, ce sont les cascadeurs, les maquilleurs, les
responsables des efforts pyrotechniques et les décorateurs.
Il faut aussi signaler le gros travail du préparateur physique
de la brune et piquante Kate Beckinsale : elle est tout simplement
affolante dans sa petite combinaison en cuir !
Si la comédienne porte très bien le cuir, cette combinaison
rappelle celle de Blade et par extension, Selene pourrait être
un clone issu de Matrix. Underworld veut créer une mythologie
à part entière. Hélas, la conception du film
s’est faite en récupérant des idées à
gauche et à droite.
Rarement un film collectionne autant de références.
C’est un patchwork d’idées prises dans les derniers
succès populaires. Le début rappelle Le Seigneur des
anneaux. Viennent ensuite Alien Vs Predator, Van Helsing, Blade runner,
Terminator 2 et d’autres séries B pétaradantes
éclairées au stroboscope.
Le réalisateur Ken Wiseman (aux commandes du prochain Die hard,
c’est inquiétant) et ses auteurs donnent même un
élan shakespearien à leur aventure nocturne : ça
cabotine dur et c’est franchement hilarant. Plus que le film
initial, cette suite confirme le problème de créativité
des blockbusters. C’est uniquement pour cela que ce nanar est
intéressant. Question évolution, cet Underworld 2 ressemble
à une régression !