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     DvD
 

WONDERFUL DAYS

Un film d'animation coréen
de Kim Moon-saeng

Fox Pathé Europa - 2004 - 1h27

Bonus
- Making-of (55 mn)
- Interview du réalisateur
- 6 galeries de photos
- Clip musical
- 3 bandes-annonces

Jacques Brel avait raison : un dessin animé peut être beau et con à la fois. La preuve par l’image avec Wonderful days.


Le chroniqueur de Wonderful days doit l’avouer devant le peuple éberlué. Il est comme Roger Murtaugh, le personnage incarné par Danny Glover dans L’arme fatale. Il est trop vieux pour ces "conneries".

Entendez par-là que le chroniqueur aime et apprécie les dessins animés, certains mangas, mais que là, il cale et reste les bras ballants. Il est comme un mécanicien devant une voiture. Il se demande s’il a les outils appropriés pour en faire démarrer le moteur.

Wonderful days nous décrit un monde post-atomique. Nous sommes en 2146. Les méchants règnent sur les gentils. Les gentils vivent dans un monde terrible où il pleut tout le temps à cause de la pollution. Cette pollution engendre l’énergie nécessaire au bien-être des méchants qui oppriment les gentils. Qu’est-ce qu’ils sont méchants ces méchants, dites-donc !

Un homme a été chassé du monde d’en haut (celui des méchants) par une sorte de capitaine karatéka qui en pince pour la belle Jay. Mais Jay, elle, elle en pince encore pour l’homme d’en haut. Sauf qu’elle croit qu’il est mort. Mais non, il n’est pas mort et ça, nous l’apprenons rapidement.

Bien, nous avons dans le grand chaudron de l’imaginaire une fable écolo, un triangle amoureux, un petit garçon mignon, mignon, mignon, des seconds rôles caricaturaux et croquignolets.

Et tout cela au service d’un graphisme sublime où les maquettes et la 3D s’allient pour créer de la poésie pure. Au niveau de l’image, certaines scènes vous coupent le souffle. La beauté la plus incroyable associée à une histoire neu-neu. Quel drôle d’attelage !

Dans les bonus, le réalisateur coréen Kim Moon-saeng est infiniment sympathique. Il nous dit qu’il n’aime pas les dessins animés japonais ou américains, même s’il ne peut s’empêcher de les regarder. Il rend hommage à La planète sauvage de René Laloux et avoue que les personnages principaux, le bon gentil et la femme belle et gentille sont inspirés par Keanu Reeves et Isabelle Adjani. Ce type avec ses grosses lunettes d’étudiant est non seulement sympa, mais il dit des choses intelligentes sur un film que le chroniqueur a jugé con-con et esthétiquement magnifique.

Vous voyez ? Le chroniqueur n’est peut-être pas à sa place dans cette rubrique. Il est trop vieux. À douze ans, il aurait sûrement adoré Wonderful days.


Philippe Sendek
© Jowebzine.com - Mars 2005
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