Bonus
- Making-of (55 mn)
- Interview du réalisateur
- 6 galeries de photos
- Clip musical
- 3 bandes-annonces
Jacques
Brel avait raison : un dessin animé peut être beau
et con à la fois. La preuve par l’image avec Wonderful
days.
Le chroniqueur de Wonderful days doit l’avouer devant
le peuple éberlué. Il est comme Roger Murtaugh,
le personnage incarné par Danny Glover dans L’arme
fatale. Il est trop vieux pour ces "conneries".
Entendez par-là que le chroniqueur aime et apprécie
les dessins animés, certains mangas, mais que là,
il cale et reste les bras ballants. Il est comme un mécanicien
devant une voiture. Il se demande s’il a les outils appropriés
pour en faire démarrer le moteur.
Wonderful days nous décrit un monde post-atomique. Nous
sommes en 2146. Les méchants règnent sur les gentils.
Les gentils vivent dans un monde terrible où il pleut
tout le temps à cause de la pollution. Cette pollution
engendre l’énergie nécessaire au bien-être
des méchants qui oppriment les gentils. Qu’est-ce
qu’ils sont méchants ces méchants, dites-donc
!
Un homme a été chassé du monde d’en
haut (celui des méchants) par une sorte de capitaine
karatéka qui en pince pour la belle Jay. Mais Jay, elle,
elle en pince encore pour l’homme d’en haut. Sauf
qu’elle croit qu’il est mort. Mais non, il n’est
pas mort et ça, nous l’apprenons rapidement.
Bien, nous avons dans le grand chaudron de l’imaginaire
une fable écolo, un triangle amoureux, un petit garçon
mignon, mignon, mignon, des seconds rôles caricaturaux
et croquignolets.
Et tout cela au service d’un graphisme sublime où
les maquettes et la 3D s’allient pour créer de
la poésie pure. Au niveau de l’image, certaines
scènes vous coupent le souffle. La beauté la plus
incroyable associée à une histoire neu-neu. Quel
drôle d’attelage !
Dans les bonus, le réalisateur coréen Kim Moon-saeng
est infiniment sympathique. Il nous dit qu’il n’aime
pas les dessins animés japonais ou américains,
même s’il ne peut s’empêcher de les
regarder. Il rend hommage à La planète sauvage
de René Laloux et avoue que les personnages principaux,
le bon gentil et la femme belle et gentille sont inspirés
par Keanu Reeves et Isabelle Adjani. Ce type avec ses grosses
lunettes d’étudiant est non seulement sympa, mais
il dit des choses intelligentes sur un film que le chroniqueur
a jugé con-con et esthétiquement magnifique.
Vous voyez ? Le chroniqueur n’est peut-être pas
à sa place dans cette rubrique. Il est trop vieux. À
douze ans, il aurait sûrement adoré Wonderful days.