Avec
Auguste, Gilberte Niamh Bourget nous montre comment un gros
coup de cafard peut faire vivre ensuite de grandes émotions
pour peu que le sport s'en mêle…
Auguste est le petit dernier de la famille. A 10 ans, il se
sent parfois bien seul entouré par des parents débordés
de travail, une sœur et un frère aux préoccupations
bien différentes. Même si tous lui montrent de
l’affection à leur manière, il se sent bien
seul.
Alors quand il est un peu déprimé, il mange !
Si en plus il peut regarder le tennis à la télé,
il va vraiment mieux ! Et s'il mange devant un match de tennis
chez Mathilde (son ancienne baby-sitter chérie), le moral
passe immédiatement au beau fixe.
Ce jour là, rien ne va. Même Mathilde n’est
pas disponible. Elle aussi a le cafard : son amoureux est parti
pour quelques jours. Tristounette, elle s’applique à
faire de la peinture. Auguste reste là chez elle à
lire son Tennis Passion. Le magazine propose un concours pour
gagner des invitations pour la finale de Roland Garros. Alors,
puisqu’il n’a rien d’autre à faire,
que personne ne peut être avec lui - et même si
écrire n’est pas sa tasse de thé - il se
lance et déverse ce qu’il a sur le cœur…
Voilà un roman tout simple qui parle avec tendresse de
la famille, des petits soucis de la vie et des passions à
10 ans. Et puis, il est bon de casser l’idée reçue
selon laquelle être passionné de sport sans en
faire est nécessairement une tare ! Le sport est aussi
un grand spectacle et être supporter procure de grandes
émotions. Cela donne aussi des idées et envie
de s’y mettre, de changer. Enfin, en cette période
hivernale, il est tout à fait délicieux de prendre
quelques coups de soleil à Roland Garros !