La
suite de Entre chiens et loups est à la hauteur du premier
opus. L’auteur avait fait tourner le premier tome autour de
l’amour, celui-là est autour de la haine.
La haine est effectivement omniprésente, aucune autre alternative
à la souffrance. Difficile de ne pas trop en raconter pour
ne pas gâcher la lecture de la première partie !
On peut cependant dire que l’on retrouve les personnages principaux
de Entre chiens et loups et que leurs psychologies s’affinent,
ils prennent une dimension supplémentaire face aux difficultés
qu’ils traversent.
Le personnage de Sephy, par exemple, héroïne adolescente
du premier tome, est très juste. Jeune mère perdue dans
un univers qu’elle ne connaît pas. Rejetée par
les siens, perdue entre deux mondes, avec pour mission d’accueillir
une enfant qui est au centre de tous ses malheurs.
Quant à celui de Jude, le frère de l’amant de
Sephy, il est plus développé que dans le premier tome.
Ses contradictions, sa profondeur le rendent à la fois accessible
et monstrueux.
Le lecteur les retrouve grandis, couturés de cicatrices purulentes,
parfois haïssables, mais au fond toujours eux-mêmes.
Se lit avec une boule dans le ventre et se finit en se demandant à
comment sera le dernier opus qui tourne autour de l’espoir.