Dernier
tome de la trilogie de Malorie Blackman après Entre chiens
et loups et La couleur de la haine, cet opus-là tourne autour
de l’espoir.
Tous les évènements des tomes précédents
sont cristallisés en la personne de Callie Rose, adolescente
perdue dans tout ce passé qu’elle pressent autour d’elle,
mais qu’elle n’arrive pas à définir correctement.
La relation entre Callie et Sephy est la parfaite illustration des
tensions mère-fille à l’adolescence.
Relation compliquée par le fait que, en voulant protéger
sa fille de ses erreurs passées, Sephy l’enfonce dans
des doutes qui vont la faire se tourner vers la seule figure de père
qui l’aborde comme une adulte.
Callie se laissera alors embrigader dans un mouvement terroriste qui
lui donnera l’illusion de se venger de son destin et de celui
de ses parents.
Le choix d’aimer illustre comment les ados sont fragiles, et
se tournent vers tout organisme, personne, qui leur parle en adultes,
sans percevoir, derrière, les manipulations psychologiques.
Huis clos en miroir, le roman finit admirablement cette trilogie qui
fera date dans la littérature adolescente.