Sachez,
adultes ! Sachez enfants ! Qu’au quotidien, les plaisirs
simples permettent vraiment de survivre à la dure réalité
du monde !
En classe, Charles ne serait pas là, ce serait pareil.
En dehors du fait qu’on peut lui emprunter - même
définitivement - ses affaires, Charles ne serait pas
là, ce serait pareil… Et pourtant ! Un matin Charles
n’est pas là : la maîtresse annonce qu’il
a eu un grave accident, et qu’il sera absent durant au
moins deux mois. Effectivement cela n’affole pas grand
monde, ce sera pareil !
Seulement, la maîtresse demande à notre narrateur,
Benjamin, de passer régulièrement chez son camarade
de classe afin de lui apporter son travail et de lui raconter
la vie de la classe. Ils habitent dans le même quartier.
Benjamin s’exécute à reculons !
Arrivé chez lui, il est accueilli par un couple de "vieux
", les parents de Charles, dans une maison où l’on
ne peut marcher qu’avec des patins, où les volets
sont fermés avant qu’il ne fasse nuit. Au fur et
à mesure des visites, Charles et Benjamin se découvrent,
mais deviendront-ils amis ?
Vincent Cuvellier décrit ses personnages avec beaucoup
de sensibilité et d’humour. Et son histoire ne
manque pas non plus de pointer la cruauté des enfants
entre eux, tout comme le faire semblant des parents pour cacher
une vérité et/ou pour protéger leurs "petits".
Et les illustrations de Charles Dutertre collent remarquablement
à l’histoire.
La fin est très jolie : Sachez, adultes ! Sachez enfants
! Qu’au quotidien, les plaisirs simples permettent vraiment
de survivre à la dure réalité du monde
!