Traduit du japonais
par Ryaju Nakamuna
et René de Ceccaty
Seuil - 160 pages
Un
roman sensible et émouvant qui évoque à
la fois l'amour filial et la mort dans un Japon contemporain.
Un message réconfortant et plein de poésie.
Un coup de fil de sa mère annonce à Chiaki, 26
ans, que "la vieille dame" veut lui rendre ses lettres.
Alors, voilà, ça y est, "la vieille dame"
est morte… Chiaki prend l’avion et se rappelle :
à 6 ans elle a perdu son père et elle avait alors
emménagé avec sa mère à la résidence
du Peuplier. La propriétaire, "la vieille dame"
s’était un peu occupée de l’enfant.
Elle lui avait expliqué qu’elle pouvait faire parvenir
des lettres aux morts…
Voilà une histoire très touchante, pleine d’émotion
et d’intelligence. Chiaki, au moment du décès
de cette "vieille dame", un peu nourrice, un peu sorcière
et finalement vraie amie, se souvient et en même temps
comprend sa vie d’adulte, comprend ce qu’elle est
devenue…
Tous les mots semblent pesés et le travail de deuil de
cette petite fille, ses états d’âme sont
décrits avec sensibilité, douceur et un brin d’humour
bienveillant. L’auteur nous offre des descriptions de
personnages de grande qualité, à la fois précises
et mystérieuses. Jusqu’au bout, on se fait piéger
et on se demande si cette vieille dame n’est pas vraiment
une messagère…
Voilà un bon roman, sensible, à ne pas conseiller
aux jeunes lecteurs qui aiment l’action, ils risqueraient
de s’y ennuyer… Quoi que…