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LA COCCINELLE REVIENT

Un film américain de Angela Robinson
Avec Lindsay Lohan
Michael Keaton
Matt Dillon
Justin Long
et Choupette

Walt Disney Pictures - 2005 - 1h35
C’est dans les vieux pots (d’échappement) qu’on fait les meilleures soupes ? Herbie (alias Choupette) au pays des ploucs : lourd et inconsistant.


C’est toute l’hypocrisie de la nature humaine qui va s’étaler devant vous, incarnée par ma malheureuse personne : je vais, dans quelques instants, déglinguer devant vous façon démolition derby, un film dont j’ai partagé solidairement l’impatience de sa sortie aux côtés de mon jeune fils de 9 ans, fan parmi les fans de la petite Volkswagen dont il possède une impressionnante collection en modèles réduits multitailles et multicolores. Engouement issu de deux fétiches : Un amour de Coccinelle (l’originel de 1969) et La Coccinelle à Mexico (1980), découverts dans la vidéothèque familiale il y a des années déjà et consciencieusement usés jusqu’à la corde depuis. Alors vous pensez, quand le Journal de Mickey a commencé à annoncer la sortie - le 3 août 2005 - d’une nouvelle aventure de son héroïne… Press book, dessins, recherches web…Excitation à son comble lorsque le journal aux grandes oreilles ci-dessus s’associe à une radio et à un distributeur d’essence pour faire gagner une vraie Choupette à l’un de ceux qui aura stické l’autocollant fourni (une pub pour le film) sur sa vitre arrière et se fera alpaguer sur les ondes (Europe 1 avait fait pareil à la fin des années 70… souvenez vous l’autocollant bleu avec le portrait d’un animateur…nous on avait Collaro...).

Résultat : sept heures de Radio Nostalgie à la recherche d’une station Carrefour sur la route des vacances. Et on n’a rien gagné, si ce n’est un mal de tête et un autocollant indécollable (et désormais délavé) sur la Picasso…
Le 3 août, nous étions à la séance de 20h30 du cinéma Les Balladins de Lannion pour assister au retour tragique de la petite voiture, dans une aventure sans aucun intérêt, au gré d’un scénario indigent qui semble avoir été bâti autour d’opportunité publicitaires pour les sponsors-annonceurs. En deux mots, papa (M. Keaton), patron d’une moribonde écurie de stock-cars décide d’offrir sa à fifille pour son Bac une voiture. Il l’emmène pour cela - comme tout un chacun - à la casse du coin (!) pour qu’elle choisisse le modèle de ses rêves. Dans un coin de cette casse, il y a notre Choupette prête à vivre ses derniers instants sous la presse à métal et à laquelle, bien entendu, personne ne prête attention tellement elle est moche et sale. Mais avec son billet de 50 dollars, la jeune Maggie finit par se faire une raison et revient à bord de l’intrépide bolide qui n’en fait qu’à sa tête au point qu’elle veut aller la rendre mais bon, son petit voisin Kevin, as de la mécanique - et dont on sent déjà qu’il a une ouverture avec la fille - lui dit qu’il va la réparer… et il la répare toute belle… et après elle défie ce gros fat de Trip Murphy (Matt Dillon), champion de vitesse en voiture… et elle le bat à plate couture… et il devient à moitié fou alors il envoie Choupette dans l’arène d’un démolition derby où elle se fait bien esquinter (mais elle réussit quand même à donner une bonne leçon à un monster truck dix fois plus gros qu’elle)… mais le petit gars il la remet en état en la relookant façon Nascar et comme l’écurie de son papa ne va pas fort, Maggie décide de reprendre le flambeau avec son fameux numéro 53… et toute la course on croit qu’elle va perdre (notamment à cause de cet odieux Trip Murphy qui fait de l’anti-jeu comme pas permis) et puis non, elle gagne de justesse et tous les spectateurs sont debout et la fille finit (enfin) par rouler une pelle au petit Kevin (qui d’après moi l’avait bien mérité parce que s’il avait pas été là, je vous rappelle…). Voilà. Bof et beauf.


Roland Caduf
© Jowebzine.com - Août 2005
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