Gavin
est très proche de son grand-père. D’ailleurs,
ils sont ensemble la plupart du temps, les parents et la grand-mère
de l’enfant étant très occupés. Ensemble
quotidiennement, ils vont pêcher, préparer le thé,
faire les devoirs… Ensemble ils se racontent des histoires…
Ensemble aussi ils "bricolent" : le grand-père de
Gavin fait des bateaux miniature, aussi beaux et grands que les vrais.
Un après-midi, alors qu’il est en train d’en terminer
un pour l’offrir à Gavin le jour de ses 11 ans, il est
pris d’un malaise, tombe dans le coma et est conduit d’urgence
à l’hôpital. Son petit-fils est bouleversé
et insiste pour aller voir son grand-père tous les jours. Il
lui raconte alors ses journées, lui lit le journal et tente
à sa façon de rétablir le contact…
Quelle superbe histoire d’amour, de complicité, d’échanges
bienveillants entre un grand-père et son petit-fils !
Peter Dickinson met en scène des personnages bien campés
: les deux héros bien sûr, mais aussi tous ceux qui vivent
autour d’eux : la grand-mère bavarde et attachante, la
mère débordée mais cartésienne et efficace,
les vieux copains, marins bien bourrus, les infirmières vigilantes
et gentiment complices. En somme, toute une belle troupe qui permet
aussi au lecteur de découvrir la vie au fin fond d’une
ville provinciale écossaise.
Mais l’Ecosse est aussi connue pour ses phénomènes
un peu mystérieux et ses légendes étonnantes,
et Gavin est certain que les "Selkies" pourront les aider,
son grand-père et lui-même…
Vous l’aurez compris, ce roman est un délice d’émotions
contenues saupoudré d’un soupçon de mystère.