Petite Ecurie - Château de Versailles
Tél. 01 30 83 78 00
Entrée libre de 12h30 à 18h30
Tous les jours sauf le lundi
"À
quoi sert d’être un peintre si cela ne crée pas
un peu plus de bonheur pour les hommes ? N’est-ce pas aux poètes
et aux artistes qu’il appartient d’offrir au monde un
art de vivre ?" Georges Mathieu.
L’événement est d’importance et le plus
vaste public est invité à y participer : dans la grande
nef des Petites Ecuries du château de Versailles, Mathieu expose
quinze de ses toiles monumentales peintes entre 1954 et 1978 ainsi
qu’une tapisserie réalisée en 1968.
Pour ceux qui n’ont pas vu la présentation de ces œuvres
:
. au Grand Palais à Paris en 1978,
. au Palais des Papes, en Avignon, en 1985,
. à l’Abbaye des Cordeliers, à Châteauroux,
en 1990,
l’ensemble exposé est comparable à quelque défilé
Haute Couture où sont présentés les modèles
uniques, magnifiques et précieux d’un grand créateur,
qu’il déclinera, par la suite, dans ses collections de
prêt-à-porter. Invitation au spectacle !
Chacun connaît le Mathieu quotidien, à travers mille
et une créations de l’artiste : l’affiche pour
l’Ecole Polytechnique (1965), les assiettes de Sèvres
(1969), les 18 médailles pour la Monnaie de Paris (1971), la
pièce de 10 francs (1974), le sigle d’Antenne 2 (1975),
le 7 d’or pour la télévision (1985), l’affiche
du Trophée Lancôme (1986), etc.
Le grand public reconnaît, aujourd’hui, les peintures
de Mathieu, visibles en permanence dans les musées, les galeries,
les salles des ventes (5 tableaux seront vendus, dimanche 25 juin,
par l’étude Versailles-Enchères), ou dans des
collections privées.
Pour ceux qui ne les connaissent que dans le format des reproductions,
l’occasion est belle et leur est offerte d’aller découvrir,
en vrai :
. Les Capétiens partout. 1954 - 3 x 6 mètres,
. La victoire de Denain. 1963 - 2,75 x 7 mètres,
. Paris, capitale des arts. 1965 - 3 x 9 mètres,
. La nécessité de l’espérance. 1971 - 2
x 6 mètres,
. Batoumi. 1978 - 2,50 x 6 mètres,
. et les autres…
La plupart de ces toiles furent réalisées en public.
L’une avec un accompagnement de musique concrète par
Pierre Henry. Deux autres furent filmées par Frédéric
Rossif, durant leur création, avec un accompagnement musical
du compositeur Vangelis Papathanassiou.
Rappelons que Georges Mathieu, né le 27 janvier 1921, inventa,
à partir de 1944, un nouveau langage pictural qu’il nomma
l’Abstraction lyrique, en réaction contre l’Abstraction
géométrique de l’après-guerre. Ce nouveau
langage supprime les trois références majeures que sont
la référence à la nature, la référence
à une esthétique antérieure et la référence
à une esquisse. En outre, l’artiste introduisait la notion
de vitesse dans l’art occidental et précisait : "Je
n’ai pas peint vite pour battre des records, mais parce qu’un
temps plus long, ralentissant les gestes, introduisant des doutes,
aurait porté atteinte à la pureté des traits,
à la cruauté des formes, à l’unité
de l’œuvre."
L’exposition Mathieu est une véritable fête à
Versailles, pour notre sensibilité, où se rencontrent
la majesté et la grâce, où se trouve l’énergie
véhémente et où se croisent la vitalité
et le rêve, dans un cadre somptueux !