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     eXPoS
 
PHARAON

Institut du Monde Arabe
1, rue des Fossés-Saint-Bernard
Place Mohammed-V
Paris

Du mardi au vendredi
de 9h30 à 18h30,
Les week-ends et jours fériés
de 9h30 à 19h
Nocturne le jeudi jusqu’à 21h30
Jusqu’au 10 avril 2005
Si vous voulez éviter deux heures de queue avec un billet coupe file, attendez quelques semaines, mais ne manquez pas l’exposition de cette rentrée : Pharaon, à L’Institut du Mode Arabe.


Passionnée en sixième pour l’histoire de ce pauvre Osiris coupé en morceau et qui perd son sexe à la reconstitution, je dévore ensuite Christian Jacq et, faute de faire la croisière de mes rêves sur le Nil à cause de mon mal de mer avéré (même sur les bateaux-mouches), je me retrouve à l’IMA pour découvrir l’expo Pharaon.

Quel voyage ! Premier Pharaon, quatre mille ans avant JC… ça fait quand même rêver. Munie de mon audiophone, me voila partie en excursion chez les mi-hommes mi-dieux qui régissaient la vie de leurs contemporains et celle du monde entier.

40 siècles de l’histoire pharaonique vous sont proposés, découpés par Christiane Ziegler, commissaire scientifique de l’exposition, en six sections représentant la vie de Pharaon : Images et symboles de la monarchie - Pharaon entre les hommes et les dieux, le temple - Pharaon garant de l’équilibre du monde - Pharaon garant de la prospérité de l’Egypte - Le palais, la cour, la famille royale - La mort de Pharaon, l’éternel retour.

On peut y admirer des pièces venant du musée du Caire et exposées pour la première fois en France. Ma préférence va à ce coffret portant les cartouches d’Aménophis III que j’ai trouvé bouleversant pour constituer un objet usuel qu’on peut imaginer chargé d’intimité. Il s’agit d’une pièce de mobilier funéraire d’un raffinement et d’une beauté qui à elles seules, à mon goût, mérite la visite. Les pièces d’orfèvrerie issues du trésor de Tanis, mises à jour dans le delta du Nil en 1940 sont elles aussi magnifiques et surprenantes.

On regrette cependant qu’il ne reste que si peu de chose des trésors de ces quatre cents Pharaons qui se sont succédé et pour lesquels on ne retient que ce que les pillages ont bien voulu épargner. Ainsi, Toutânkhamon qui, pourtant, n’était qu'un enfant lorsqu’il monta sur le trône, ne régna que 10 ans et mourut sans descendance, ne nous paraît important que grâce à la découverte, en 1922, du trésor de sa tombe inviolée…


Isabelle Pottier
© Jowebzine.com - Novembre 2004
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