118 ETC. LA CONFUSION ORGANISEE
Chronique du 25 avril 2006
Difficile
d’ignorer que depuis le 3 avril 2006, le 12 est définitivement
remplacé par une ribambelle de nouveaux acteurs du renseignement
téléphonique, qui clament tous haut et fort, via tous
les médias possibles, leurs numéros à 6 chiffres.
Une vraie foire d’empoigne à laquelle se livrent 27 sociétés
qui se sont vues attribuer par l’Autorité de régulation
des télécommunications un ou plusieurs des 100 numéros
à 6 chiffres commençant par 118. L’objectif étant
de sortir du lot, ils ne reculent devant aucun moyen pour parvenir
à faire que le consommateur lambda mémorise plus facilement
ses nouveaux numéros.
Face à cet assaut de messages matraqués qui viennent
nous "agresser" régulièrement sur le même
sujet, la question de l’efficacité de telles campagnes
se pose. En dehors du fait que le ton employé est souvent sordide
et renvoie aux consommateurs une image peu flatteuse d’eux-mêmes,
l’overdose conduit à la confusion puis à la répulsion.
On devient bien incapable d’en mémoriser un !
Quant aux tarifs, c’est aussi l’embrouille, voire l’arnaque.
Impossible de s’y retrouver dans la jungle des systèmes
de facturation différents pour chacun et les surtaxes d’options
payantes présentées comme une valeur ajoutée.
Il n’est pas acceptable de devoir passer des heures à
essayer de comprendre des tarifs qui, de plus, ne cesseront de se
modifier au fil des offres commerciales…
Bref, au-delà de tout ça c’est aussi la notion
même de devoir, induite par le service, qui est remise en cause.
En faisant du consommateur un gogo que l’on cherche à
abrutir, n’inverse-t-on pas la donne ?