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     BiLLeTS d'HuMeuR
 
ASTERIX FAIT DU BUSINESS
 Billet d'humeur du 5 février 2002
Astérix et Obélix : mission Cléopâtre est, paraît-il, la plus grosse production cinématographique française de tous les temps. Grosse ? Bah, tout juste un peu enveloppée, si on la compare à ses sœurs américaines. N’empêche que c’est le premier argument de vente actuellement mis en avant sur tous les plateaux de télévision, comme si c’était une caution de qualité. De là à dire que Titanic ou Pearl Harbor sont d’excellents films, il n’y a qu’un pas. Et je dis : "Halte là, par Toutatis !". Grosse ne veut pas dire bonne, et parfois même c’est tout le contraire, même si, cette fois, nous espérons que la patte de Didier sauvera Astérix de l’Alésia du cinéma français : j’ai nommé Astérix, premier film du nom.

Revenons-en donc au cœur du débat : l’argent. Car, on l’a compris, grosse veut ici dire chère. Et qui dit chère, dit "à rentabiliser obligatoirement". Pour cela, faisons confiance à notre duo de la tribu des Nuls : Pompafrix et Selkisus (des bonbons la Vosgienne). Les rois du calembour et de la grivoiserie gauloise sont également ceux de la promotion et de la rentabilité, un cran cependant en dessous de leur troisième ami, étonnamment absent de cette aventure, et qui aurait pourtant pu se prévaloir d’un petit rôle de romain grassouillet dans une orgie. Mais le plus malin (bien que le moins talentueux) des Nuls doit certainement faire partie des producteurs d’Astérix et Obélix : mission Cléopâtre.

Gageons donc que nos amis, irréductibles gaulois à l’assaut des géants américains (Harry Potter en tête) réussiront leur pari, d’autant plus qu’ils ont trouvé un improbable allié dans la personne de Ronaldus McDonaldus. Celui-ci pense-t-il ainsi se rapprocher du terroir gaulois en offrant les moustaches d’Astérix (ou le scalp de José Bové ?) dans ses happy meal ? À moins qu’il n’aspire à sponsoriser Burger Quizz jeu produit, présenté, animé, joué (et gagné) par les mêmes Nuls ? Rien ne se perd…

Ne croyez pas cependant manger chez McDo de délicieux sangliers rôtis autour d’une grande table conviviale. Je suis moi-même allée vérifier samedi (voyez jusqu’où me pousse ma conscience professionnelle) : si la chère est grasse, elle n’en est pas bonne pour autant. Mon théorème de base est démontré, et la boucle est bouclée. CQFD.


Eloise de Saderno
© Jowebzine.com - Février 2002
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