LA
FIN DE LA DOMINATION
MASCULINE ? Billet d'humeur du 3 décembre 2002
Certaines
de nos lectrices se sont offusquées de voir apparaître
sur la news letter de JWZ une citation misogyne. Quelles
soient rassurées : les chroniqueuses de Jo WebZine
ont également réagi. Et ont obtenu que des citations
misandres apparaissent régulièrement sur le site,
au moins à fréquence égale. Et nous veillerons
au grain. Car, quoi de plus agaçant que cette manie de
vouloir à tout prix abaisser au rang de potiche dotée
de tous les défauts celle qui, de la manière la
plus désintéressée qui soit, concourt à
la beauté et à lharmonie de ce monde ? Jai
nommé, bien-sûr, la femme.
Les hommes du XXIe siècle ont peur. Il est vrai quaprès
des siècles de domination, leur statut nest guère
enviable : obligés de composer avec des super nanas scolairement
(cest prouvé), professionnellement et socialement
plus brillantes, qui réclament leur part du gâteau.
Et qui lobtiennent ! Qui choisit le moment de faire des
enfants, lappartement de ses rêves, et même
- Ô comble de la frustration masculine - le dernier caméscope
numérique ou la couleur de la voiture ? Elle. Qui maîtrise
le budget, prépare les vacances, accompagne la grande
à ses examens ? Encore elle. Qui peut sarrêter
de travailler ou rentrer plus tôt sans subir le regard
goguenard de son patron ? Toujours elle.
Et lhomme dans tout ça ? Moins viril, moins fertile,
moins décisionnaire, moins riche, il nest plus
ce seigneur et maître qui pourvoyait jadis aux besoins
de toute la maisonnée. Il ne détient plus la connaissance
universelle de la technique "compliquée" du
magnétoscope tout en étant incapable de se servir
du lave-linge pourtant technologiquement plus simple. Pire :
il est dépassé dans lusage du téléphone
mobile par ses enfants et doit concéder la maîtrise
des sites Internet transactionnels à sa tendre épouse.
Après des décennies de combat, lheure nest
plus au féminisme. La rivalité homme-femme na
plus de raison dêtre (si ce nest sur lépineux
chapitre de légalité des salaires et des
tâches ménagères, pas encore tout à
fait réglé). Lhomme a du souci à
se faire. Les progrès du clonage en font un être
bientôt inutile à ce qui restait sa seule fonction
- un peu - noble : la procréation.
Bon, bien-sûr, des fois cest dur : être une
bonne mère, une bonne amante, une excellente collaboratrice
et une femme dintérieur accomplie impose des sacrifices.
Mais cest le prix à payer pour être ce que
nous sommes : belles, accomplies et tellement supérieures
!
Alors, amies, ne tirons pas sur lambulance : laissons-lui
la mince illusion quil lui reste encore une spécificité
masculine : la misogynie. Mais noublions pas que celle-ci
a son pendant, complémentaire et indissociable : la misandrie.
Mesdames, mesdemoiselles, à vos citations !