Untitled Document
 

     BiLLeTS d'HuMeuR
 
LES PIGEONS A PARIS
Billet d'humer du 9 septembre 2003
PIGE : PIGEONS, PIGÉ ?
Trop c’est trop. Il n’est plus temps de chercher des solutions originales. Face à la menace des infâmes bestioles à plumes, il faut passer à l’action de manière radicale !



Le groupe, composé d’une trentaine d’individus, était occupé à se délecter d’une crotte de chien, au milieu de la route. J’ai foncé. Deux ou trois sont passés directement sous mes roues ; à peine un petit craquement. Dans le rétroviseur, j’ai pu constater que deux ou trois autres étaient mal en point, ailes ou pattes écrasées, tête choquée. Cela faisait trop longtemps que je me contentais de les dégommer d’un simple coup de pied quand ils passaient à proximité. Aujourd’hui, il fallait que je passe au niveau supérieur : la phase numéro deux.

Tant de provocations insolentes essuyées sur ma tête, sur mes vêtements ou sur ma carrosserie. Tant de passages en apnée pour fuir leur insupportable odeur. Toute cette haine accumulée, tout ce profond dégoût, il fallait que je les évacue avant d’aller une fois encore, la tête basse, confier aux rouleaux multicolores de la station-service la purification de mon véhicule souillé de répugnantes taches blanches avec du vert au milieu. Et une fois encore le programme le plus cher ne viendra pas à bout de tout et je devrai finir au gratte-glace et au mouchoir en papier. Beurk !

Non, ça ne peut plus continuer comme ça. Regardez autour de vous comme c’est effrayant : partout ils sont juchés, sur chaque appui de fenêtre, chaque réverbère, chaque arbre, chaque monument. Les rats-volants ont pris possession de Paris ! Ils sont laids, ils sont arrogants, ils sont dégoûtants, ils puent ! Monsieur le Maire, faites quelque chose de plus efficace que ce programme mené de pair avec la SPA qui consiste à attraper les mâles et à leur couper délicatement les coucougnettes.
Tordez-leur le cou, faites tirer dans le tas, empoisonnez-les, gazez-les, brûlez-les, utilisez-les pour des essais atomiques, arrosez-les d’acide sulfurique, faites leur rouler dessus par les camions-poubelles, passez-les au hachoir à viande…Ou tout ça en même temps.

Sinon, je me verrai dans l’obligation d’enclencher la phase trois : l’éradication de cette néfaste race de vieilles mémés qui viennent deux fois par jour déverser du riz, du pain ou des spaghettis bolognaises pour repaître ces ignobles envahisseurs. J’aurai prévenu.


Roland Caduf
© Jowebzine.com - Septembre 2003
Untitled Document













Untitled Document
Copyright © 2001-2006 - Tous droits réservés