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Considéré comme le chef d'œuvre de James
Lee Burke, ce roman est le tableau saisissant de la fin d'une classe
et d'une époque.
"Les femmes de sa famille disaient qu'il ressemblait à
un Hatfield, parce qu'à seize ans, il était plus grand
déjà que la plupart des hommes du vallon où
il vivait. Elles disaient aussi qu'il avait les yeux des Hatfield,
délavés et pâles, comme s'il vous regardait
de sous l'eau. Les pupilles ressemblaient à deux morceaux
de cendre. Il avait toujours réussi à passer pour
plus vieux que son âge de quelques années, et il travaillait
dans les galeries de mines depuis son quinzième anniversaire.
Ses mains, les aplats durs et osseux de son visage avaient déjà
commencé à prendre la ternissure noire due à
la poussière de charbon. Encore quelques années et
son visage ressemblerait à celui de Big J. W., le poussier
de charbon enfoui au plus profond des pores, qu'aucun récurage
au pain de charbon acheté au magasin de la compagnie, dur
et rugueux à vous écorcher la peau, ne serait jamais
à même d'enlever". Mais Perry n'aura pas l'occasion
de se bousiller à la mine car la compagnie minière,
qui possède presque tout du vallon où habite le jeune
gars, commence à fermer les puits un par un…
Magnifique portrait de mineurs, dur et obstinés, Vers une
aube radieuse est aussi le parcours de ce gamin, qui va tenter de
s'en sortir mais que ses racines rattraperont. Considéré
comme le chef d'œuvre de James Lee Burke par Charles Willeford,
ce livre est un instantané saisissant d'une fin de classe
et d'époque… Triste vie.
Christophe Dupuis
© Jowebzine.com - Avril 2004
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