Traduit de l’anglais (Etat-Unis)
par Freddy Michalski
Rivages - 328 pages
Lorsque
James Lee Burke est en forme, ses livres sont grandioses et
celui-ci en est une excellente illustration.
"Quand la police vint l'arrêter, Letty Labiche était
nue dans son arrière-cour devant un incinérateur
à ordures où se consumaient un peignoir et des
chaussures de travail, occupée à se laver le corps
et les cheveux du sang de Vachel Carmouche à l'aide d'un
tuyau d'arrosage.
Les huit années qui suivirent, elle allait user de tous
les moyens possibles pour éviter le jour où elle
serait transférée dans le quartier des condamnés
à mort du pénitencier d'Angola, où, sanglée
à une table, un infirmier, voire un médecin, lui
injecterait diverses drogues. Ses yeux se refermeraient alors,
les muscles de son visage se figeraient, son système
respiratoire s'arrêterait, l'obligeant ainsi à
mourir telle qu'en elle-même, sans aucun signe déplaisant
au regard des téléspectateurs.
J'avais été témoin de deux électrocutions
à Angola. J'en avais été malade, et elles
m'avaient donné la nausée alors même que
j'étais directement impliqué dans l'arrestation
et les poursuites engagées contre les deux hommes condamnés
à mort. Mais ni l'une ni l'autre ne m'affectèrent
comme la destinée de Letty Labiche allait m'affecter."
C'est, engagé dans cette affaire, que Dave Robicheaux
va se trouver embarqué sur une histoire qui lui tient
encore plus à cœur : la mort encore inexpliquée
de sa mère, Mae…
Lorsque James Lee Burke est en forme, ses livres sont grandioses
et celui-ci en est une excellente illustration. Une histoire
vibrante (entre l'épisode de la mère et les démêlés
de Letty Labiche), un Clete Purcel plus écorché
vif que jamais mais attachant, le style flamboyant… Bref,
du grand Burke, une fois de plus, les superlatifs nous manquent
alors allez vous faire une idée.