Traduite de l'anglais (Etats Unis)
par Dominique Mainard
Rivages - 297 pages
Le
deuxième volet des aventures de l'avocat Billy Bob Holland
est un véritable régal
"Il serait facile de prétendre que nous éprouvions
de la rancœur à l'égard d'Earl Dietrich parce
qu'il était riche. Jusqu'à un certain point, c'était
peut-être vrai. Il avait grandi à River Oaks, près
de Houston, dans une immense et somptueuse demeure blanche trônant
au sommet d'une colline ombragée d'arbres. Par sa taille
et son isolement, cette bâtisse se distinguait même
de la richesse faramineuse qui caractérisait ses rares
voisines. Mais la fortune d'Earl Dietrich n'était pas
la seule chose qui nous dérangeât"…
Une chose qui embête aussi Billy Bob Holland, est que
Dietrich vive avec la magnifique Peggy Jean, un de ses anciens
amours de jeunesse. C'est d'ailleurs elle qui l'invite chez
eux le jour où le pauvre Willbur Pickett est accusé
d'avoir dérobé une vieille montre à Dietrich
et surtout 300 000 dollars de bons au porteur… Holland
va se charger de la défense de Pickett, mais l'affaire
va vite se révéler beaucoup plus complexe qu'un
simple vol.
Ce deuxième volet des aventures de l'avocat Billy Bob
Holland est un véritable régal. Holland est presque
débarrassé des tourments qui alourdissaient La
Rose de Cimarron ; les thèmes chers à l'univers
romanesque de James Lee Burke sont présents, sa plume
romantique ("les fragrances de roses" qui se promènent
autour des narines de l'avocat…), les personnages durs
et entiers, l'intrigue bien ficelée, l'atmosphère
chaude à souhait (les semelles fondent sur l'asphalte)…
Bref, c'est du grand Burke, certainement l'un des meilleurs.