Traduit de l'anglais (Etats-Unis)
par Isabelle Reinharez
Rivages Noir - 223 pages
"Au
bout de l'arc-en-ciel, je suis heureux de le dire, est du pur
Cain […] : la grosse galette, les circonstances inhabituelles,
le style économe et serré, le dialogue cadencé",
voici ce qu'en a dit Charles Willeford.
Dans les montagnes du fin fond de l'Ohio, on a le caractère
dur et court. A 22 ans, Dave Howell vit toujours avec sa mère…
Ils vivotent plus qu'ils ne vivent. Une nuit, Dave et sa mère
sont réveillés pas de drôles de bruit émanant
de l'île située en face de leur maison, au milieu
de la rivière. Ils s'y rendent et tombent sur un braqueur.
L'homme a piqué 100 000 dollars, détourné
un avion et pris en otage une hôtesse de l'air. Mais l'affaire
a mal tourné et ils se retrouvent tous les deux, l'un
avec le pistolet sur la tempe de l'autre, bloqués sur
l'île. Une fusillade s'en suit et Dave, malencontreusement,
tue le braqueur… Ses ennuis vont commencer : de l'argent,
nulle trace et la police va soupçonner la famille Howell
de l'avoir planqué. La mère va commencer une crise
de jalousie envers la jeune hôtesse qui s'est éprise
de Dave. Cette dernière va croire que la mère
a planqué le magot sans les prévenir… Bref,
un beau bordel en perspective.
"Au bout de l'arc-en-ciel, je suis heureux de le dire,
est du pur Cain, et tout y est : la grosse galette, les circonstances
inhabituelles, le style économe et serré, le dialogue
cadencé", voici ce qu'en a dit Charles Willeford
qui est cité en quatrième de couverture…
Que dire de plus? Pas grand chose, tout y est comme le souligne
si justement Willeford. L'intrigue se complexifie à merveille
au fur et à mesure des pages, les rapports entre les
deux femmes sont très bien décrits, tout comme
les comportements des montagnards : "Nous sommes une race
à part. Ici on dit toujours le contraire de ce qu'on
pense". Bref c'est grand et à lire rapidement.