FORZA
ITALIA
Tromperies, escroqueries et autres saloperies… Massimo
Carlotto dresse le portrait sans complaisance d’une société
corrompue au travers d’un personnage peu reluisant.
Giorgio Pellegrini, militant d'extrême gauche, a connu
toutes sortes d'expériences durant les 10 ans de son
exil où il a tenté de se soustraire au mandat
d'arrêt international qui le poursuivait jusqu'au jour
où il s'est dit "ras-le-bol, je retourne en Italie,
je collabore avec la justice et je change de vie".
Il trahit tout le monde ("Tu mériterais de crever"
est la phrase qui revient le plus souvent à son égard),
fait de la prison et, à sa sortie, tente de se refaire
une virginité qui, pour lui, ne peut s'accorder qu'avec
un maximum de pognon. Commence alors une vie basée sur
la tromperie ("Si comme moi vous êtes bel homme et
que vous vous y connaissez en rombières…"),
l'escroquerie, et autres saloperies qui n'auront comme but que
de tendre vers une respectabilité bourgeoise.
Ce court roman de Massimo Carlotto, Arrivederci amore, est un
portrait sans complaisance d'une société corrompue
et de gens prêts à tout pour atteindre les hautes
sphères qui représentent pour eux l'aboutissement
d'une vie et la respectabilité… Triste vie.