Le
Professeur Léon Kreissmann meurt d'un infarctus sur le campus
de la petite université de province. Ses papiers volent à
côté de lui, notes de cours, mais aussi un tirage d'un
mail qui lui était adressé (de la part d'un certain
"vérité faculté") disant : "Vieux
Léon, tu as volé sa thèse intitulée Mnemosyne
und Gestalt au privat-dozen Isaac Lohner, mort en 1941 à 28
ans à Buchenwald […] Tu as bâti ta réputation
et ta fortune sur les cendres de cet infortuné et de son manuscrit.
Tu vas payer, vieux Léon. À chacun son dû."
Un coup à entacher la réputation de la fac, ce qui n'est
pas du goût de son responsable, qui va s'empresser de mettre
un joli couvercle dessus… Mais le lendemain, un de ses professeurs
disparaît et sur son téléphone, on retrouve un
étrange texto à la même signature… C'est
ainsi que Simon Saltier, "demi-ater" (pour être plus
clair : un jeune agrégé employé sur un demi-poste
d'assistant temporaire) insignifiant aux yeux de sa hiérarchie,
va y trouver grâce pour de bien obscures raisons…
Petits crimes contre les humanités est un roman à la
douce ironie doublé d'un mordant plein d'humour. Pierre Christin
y dissèque les mœurs universitaires, en remontant les
problèmes dans les arcanes des ministères parisiens,
personne n'est épargné (même si l'auteur revient
sur ses écrits dans les remerciements de fin de livre…),
l'histoire est bien construite et écrite… Un livre avec
mention.