Traduit de l'anglais (Etats-Unis)
par Jeanne Guyon
Rivages - 386 pages
Sûrement
un des livres les plus importants de Michael Collins, auteur
américain majeur qui aborde ici quelques-uns uns des
sujets importants de notre époque.
Quelqu'un tire deux balles à bout portant sur Rosa Gruenfeld.
Cette vieille dame, surnommée Rosa la Rouge, ou "Mémé
Lénine", une militante de toujours "l'arpenteuse
aux sacs en plastique qui vivait solitaire dans une seule pièce,
fouillait les ordures et les détritus de la cité,
haranguait des foules indifférentes, perchée sur
les bancs d'Union Square, distribuait d'antiques tracts dénonçant
des maux aujourd'hui oubliés…" Qui peut bien
lui en vouloir ? C'est la question que se posent Dan Fortune
et Lenny, la petite fille de Rosa.
Dan Fortune se retrouve encore embarqué dans une affaire
qui ne lui rapportera rien mais qui lui tient à cœur.
C'est certainement l'un des plus beaux livres qu'ait écrit
l'auteur (du moins pour ce qu'on en connaît en France).
Il plonge fortune au milieu des problèmes subis par les
militants, les communistes et ceux subis par les communautés
noires américaines. "Elle se méfiait de moi
comme elle se méfierait toujours de ce qui ressemblait
à un Blanc. Nous ne lui avons guère fourni l'occasion
de voir les choses d'un autre œil." C'est grand, c'est
fort, et il est impensable aujourd'hui de ne pas avoir lu un
seul livre d'un de ces piliers de la littérature noire
américaine.