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     LiVReS
 
INDIGO BLUES
 Robert CRAIS

Belfond - 324 pages
Robert Crais est un de ces auteurs de polars américains qui savent trousser une intrigue vous tenant en haleine. Il sait aussi l’agrémenter de touches d’humour qui permettent au lecteur de prendre sa respiration. Sur la photo qui orne la jaquette du livre, il apparaît comme un homme d’une quarantaine d’années, le cheveu court et l’allure juvénile.

Il a créé un héros qui lui ressemble et que l’on retrouve dans tous les livres qui ont été publiés en France. Il s’agit d’Elvis Cole, un privé décontracté, vivant à Los Angeles, en Californie. Elvis vit sur les hauteurs de la ville. Un chat caractériel lui tient compagnie. Il dirige son agence de détectives avec Joe Pike, un type qui ne se départ jamais de ses lunettes noires, prononce une phrase par mois ou presque et se trimballe un passé mystérieux. Ajoutons qu’Elvis collectionne les figurines de Jiminy Cricket et qu’une pendule en forme de Pinocchio orne le mur de son bureau.

L’année dernière est paru LA requiem qui est à ce jour le meilleur roman de Robert Crais, car l’humour y est tempéré par la tragédie et le portrait de la grande ville californienne en fait un personnage à part entière. On notera que Indigo blues est antérieur à LA requiem. Robert Crais n’y était pas encore passé à la vitesse supérieure. Néanmoins, en période de ponts et en prévoyance des vacances, vous pouvez acheter ce livre et l’emmener dans votre valise. Il ne vous donnera pas mal à la tête et il vous divertira. D’autant que certains passages sont pleins de suspense et que l’auteur s’y entend à dépeindre des fusillades tous azimuts.

Teri Haines une adolescente de seize ans, flanquée d’un frère en pleine crise de puberté et d’une petite sœur, vient demander l’aide d’Elvis Cole. Son père a disparu depuis plusieurs jours. Ce père s’avère le contraire de ce qu’il paraît être. Il entraîne notre héros dans une course-poursuite entre Seattle et Los Angeles où il côtoie des agents du FBI, des faussaires et des Russes passablement déjantés. En filigrane, on trouve aussi une jolie avocate de La Nouvelle-Orléans éprise d’Elvis et qui s’apprête à le rejoindre malgré les menaces d’un ex-mari retors.

Ouf, je n’ai rien oublié. Tous ces éléments forment une mosaïque agréable dans laquelle le lecteur se sent bien. L’auteur nous traite comme un ami. Elvis Cole a un solide sens de la répartie. Il serait sûrement énervé par le petit laïus de l’éditeur qui relie ce livre aux romans d’Ellroy ou de Michael Connely. Non ! Ce livre est un plaisir mineur. Mais qu’ils sont donc plaisants les plaisirs mineurs !


Philippe Sendek
© Jowebzine.com - Juin 2002
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