Jean-François
Elberg raconte l’héroïsme de son père, aux
heures les plus sombres de l’histoire française, dans
les camps de concentration.
Son père, Michel Elberg, quelques temps après le décès
de sa femme, sera envoyé, comme nombre de ses compatriotes,
en camp de concentration en raison de sa nationalité d’origine,
malgré sa naturalisation. Dans le camp de Drancy, le Docteur
Michel Elberg, aidé de l’infirmière Paula va organiser
un réseau entre le camp, où ils apprennent aux enfants
à simuler les symptômes de différentes maladies
contagieuses, et l’hôpital Rothschild où des médecins
complices vont pourvoir sauver la vie de ces enfants en les envoyant
dans des familles d’accueil.
Jean-François Elberg, médecin lui aussi, a enquêté
longuement sur les années noires que son père a vécu
au sein du camp de concentration de Drancy et sur son rôle héroïque
qui permit de sauver de nombreux enfants. Il a enquêté
sur ses actes et les risques qui ont eu raison, finalement, de son
dévouement après un long et douloureux séjour
en enfer.
Fort de cet héritage de générosité (son
grand-père avait créé en 1914 le premier dispensaire
destiné aux "gueules cassées"), Jean-François
Elberg s’implique aujourd'hui dans différentes actions
parmi lesquelles Médecin du Monde. Il est aussi entre autre
l’un des fondateurs, avec le professeur Deloche, de la "Chaîne
de l’Espoir. Sa prochaine actualité est une pièce
de théâtre sur la médecine qu’il écrit
actuellement et qui sera jouée au Petit Gymnase à la
rentrée 2006. Mais son métier de chirurgien reste son
activité principale et son dévouement aux malades une
priorité.