PREMIERE
NEIGE
Un court premier roman paru en 1999 qui ressemble à une
fable pour adulte où se mêlent amour et poésie
dans le Japon impérial du XIXe siècle.
Yuko est un jeune poète possédé par deux
passions : la neige et le haïku. Le haïku est un genre
littéraire japonais qui s’apparente à la
poésie et se compose strictement de trois vers et de
dix-sept syllabes. Ces deux passions exclusives vont amener
Yuko vers une troisième : l’amour de Flocon du
Printemps, une jeune femme à la beauté éblouissante.
Avec ce court premier roman paru en 1999, Maxence Fermine, jeune
auteur trentenaire a signé un joli conte poétique.
En s’appropriant les traditions culturelles niponnes,
il nous transporte littéralement dans une époque
(la fin du XIXe siècle) et dans un monde perdus à
jamais.
On regrettera simplement certaines facilités de style
ou paresses narratives qui, sous prétexte de concision
(n’est-ce pas justement là tout l’art du
haïku ?), lui sont prétexte à escamoter certaines
descriptions que l’on attend en vain. Ainsi en est-il,
par exemple, de la description de la chambre de Yuko dont on
apprend, p. 26, qu’elle est "d’une beauté
à couper le souffle." Pas un mot de plus, que chacun
se débrouille avec ça ! De la même manière,
son long voyage à travers le pays se résume à
une phrase : "Il traversa le Japon tout entier et parvint
un matin devant la porte de Soseki." un peu court, jeune
homme !
Il faut donc prendre Neige pour ce qu’il est : une petite
fable pour adulte qui mêle sans effort l’art et
l’amour. C’est blanc, c’est léger,
ça nous enveloppe en virevoltant lentement, mais on l’oublie
aussitôt terminé, comme ces flocons de première
neige qui fondent en touchant le sol…