En
1947 le grand Orson Welles débarque à Rome pour
jouer dans Black Magic. Le premier jour du tournage, Deller,
un figurant, s'écroule à ses pieds et meurt en
murmurant "Saint Fran… çois, Welles. Saint…
François…"
L'affaire est rapidement classée par la police, Deller
était morphinomane, mais Welles est omnubilé par
ce "Saint-François"… Il contacte Moravia,
un détective privé, et décide de mener
l'enquête…
Tout simplement somptueux ! Bien emmené, bien écrit,
avec des changements de personnes dans la narration qui donnent
de la fluidité au récit, ce livre est un petit
bijou. Welles est charismatique à souhait (on aimerait
le rencontrer), débordant d'énergie et tout fou…
Il est justement aiguillé et tempéré ("le
cinéma et la vie sont deux choses différentes
Welles") par Moravia, c'est un délice.
En arrière fond, les conséquences de la fin de
la seconde guerre mondiale, avec le Vatican qui fait tout pour
repousser le communisme, Lucky Luciano qui vient se mettre au
vert… Un grand coup de chapeau à Davide Ferrario
!