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janvier, mauvais début d'année pour Simeon Piertzovanis,
"L'avocat Loukas Marcselos, le brave petit vieux qui m'avait
pris comme associé pour avoir été comme les deux
doigts de la main avec mon père, ne supportant pas de me voir
traîner en dilapidant les débris de la fortune familiale,
avait tiré sa révérence une fois pour toutes,
sans laisser la moindre affaire en suspens. Comme s'il avait tout
prévu."
Simeon qui a replongé dans l'alcool, mouronne dans leur bureau
commun lorsqu'une visiteuse débarque. Elle prétend avoir
été en affaire avec Marcselos, mais il n'y a pas de
dossier pour le corroborer. Piertzovanis, qui va fermer définitivement
le bureau essaye de la mettre à la porte, mais elle est trop
belle, trop riche pour lui, et il se retrouve à accepter un
dîner le lendemain pour écouter parler de l'affaire,
qui n'est pas à proprement parler un travail d'avocat…
"Je savais bien, ajoutai-je, que le voyageur doit marcher avec
précaution dans la ville étrangère, comme le
chat hors de son territoire. Avant de monter en voiture, je lui caressai
les cheveux. Je savais bien que je me trompais de route, que je me
lançais dans une partie perdue d'avance, mais avais-je le choix
?"
Même si le protagoniste principal est un peu "cliché",
le roman, intéressant, vous embarque dans son faux rythme.
On y passe en revue l'histoire de la Grèce contemporaine ses
magouilles industrielles, ses politiciens véreux ("J'ai
vécu l'Occupation, la Guerre civile, la terreur, les Colonels…
ces quinze dernières années ont été les
pires), Piertzovanis est bien trouvé, tout comme cette histoire
qui se révèle pleine de (mauvaises) surprises, se déclinant
comme des poupées gigognes. On attend le second, pour confirmer
le talent de l'auteur.