Après
avoir été agressé dans le métro,
Carl est dans le coma. A son réveil, tout lui semble
bizarre. Sa copine, ses proches sa perception de l’existence.
L’angoisse qu’il éprouve rejaillit sur nous...
Voilà un roman dont la forme est originale. En effet,
il est composé de trois parties. Les pages ne sont pas
numérotées. Chaque chapitre et chaque partie commence
par un dessin en noir et blanc, une sorte de gravure. Le texte
est d’Alex Garland, les dessins sont de Nicholas Garland
(son frère ?).
Alex Garland, né en 1970, en Angleterre, est ce petit
génie dont le premier roman La plage, a connu la célébrité,
en étant adapté au cinéma par Danny Boyle.
Il a également écrit un autre scénario
pour Boyle : 28 jours plus tard.
Dans Le coma, nous nous retrouvons piégés dans
la conscience de Carl, un homme qui a travaillé tard
et prend le métro entre onze heures et minuit pour rentrer
chez lui. Dans le métro, il voit trois types qui embêtent
une fille. Cette fille se rapproche de lui, pour leur échapper.
Il tente de la protéger et les trois types le tapent
et l’agressent. À la suite de quoi, Carl sombre
dans le coma. Quand il reviendra à lui, le monde extérieur
et ses proches seront bien différents de ce qu’ils
étaient auparavant. Vit-il dans un monde alternatif ou
est-il prisonnier d’un cauchemar envahissant ?
Tel est le point de départ qui permet à Alex Garland
de tisser un conte noir, lointain cousin de La métamorphose
de Kafka.
Il est conseillé de lire ce roman d’une traite,
d’y plonger sans reprendre son souffle. On admirera l’écriture
de Garland. Aucune concession, aucun relâchement. Le texte
et l’auteur vont à l’essentiel.