Un
roman décoiffant et inventif qui prend ses racines dans
les dortoirs d'un collège religieux où il se passe
des choses bien peu catholiques.
"Et voilà, c'était reparti. Au Marianum,
en plus, comme un fait exprès : on s'imagine qu'à
l'âge de dix ans, les garçonnets sortent de leur
ferme natale pour entrer d'un côté, puis ressortir
de l'autre huit ans plus tard, transformés en prêtres.
Pas étonnant que rien n'ait transpiré pendant
des années. Les faits s'étaient produits à
Salzbourg, dans un internat au-dessus de tout soupçon,
précisément, voilà qui dépasse l'entendement."
C'est pourquoi Brenner "ex-flic" autrichien et non
pas un célèbre "nez français"
se retrouve à hanter les dortoirs du Marianum, un établissement
religieux pour garçons de Salzbourg. Brenner a été
embauché car une vieille histoire a surgi : Monseigneur
Schorn, directeur de conscience du collège, bien placé
pour succéder à l'évêque actuel,
est accusé par un de ses anciens élèves
d'avoir eu des gestes déplacés…
On arrête là le résumé, l'affaire
va vite se corser… Silentium ! est un bouquin complètement
décoiffant, ce qui est rare chez les auteurs de polars
allemands. L'homme travaille son style et ça se voit
: "inventif" comme le dit si bien le quatrième
de couverture. Chaque début de chapitre a un thème
précis, autour duquel l'auteur vient enrouler son histoire
(le baby foot, l'opéra, l'odeur…) en trouvant comparaison,
anecdotes, métaphores, en faisant de nombreuses sautes
d'escaliers mais en retombant toujours sur ses jambes…"inventif
et décalé" comme le souligne si bien le quatrième
de couverture. Le personnage de Brenner est excellent, loin
du "célèbre "nez français"…
"inventif, impertinent et décalé" comme
le résume si bien le quatrième de couverture.
Bref, c'est excellent, l'homme a du style, c'est un court roman
à lire impérativement.