Traduit de l'anglais (Etats-Unis)
par Stéphane Carn
Rivages/noir - 356 pages
Un
roman noir sur-vitaminé par un auteur que l'on connaissait
plus pour ses scénarios de cinéma. Presque aussi
fort qu'Elmore Leonard !
"Morris souleva le bras sectionné et le retourna.
Il s'en échappa un filet de sang à demi congelé,
qui se répandit sur le plateau d'inox. Ça n'était
pas le bras de n'importe qui. Il était coriace, velu
et menaçant. Tout en muscles. Et constellé de
tatouages sur toute la longueur, sur les deux faces. Les premières
phalanges portaient quatre lettres, composant le mot H-O-L-A.
Morris le tourna à nouveau, révélant à
Bob un portrait qui lui accrocha le regard. Une femme nue, une
créature splendide, criante de vérité,
couchée sur le dos, les jambes en l'air, avec un homme
au-dessus d'elle, la tête entre ses cuisses." Ce
bras va être l'objet de toutes les convoitises. D'abord
les flics, qui l'ont retrouvé sur une scène de
crime, avec un mort par balle, mais ce n'est pas le sien ! Et
qui se demandent bien à qui il est. Ensuite le parrain
local Mexicain, qui lui sait bien à qui il est, et qui
n'a aucune envie que les flics le sachent, et Bob, l'employé
du laboratoire de pathologie où est le bras, et qui aimerait
bien savoir à qui il appartient pour lui demander qui
est la fille tatouée, car il en est tombé fou
amoureux !
Complètement délirant, plein d'humour, au rythme
endiablé et aux personnages bien campés, on pourrait
croire à du grand Elmore Leonard, s'il n'y avait pas
tant de sexe… "À bras raccourci" est
le premier polar de Mark Haskell Smith, scénariste pour
Hollywood, ça décoiffe, ça happe le lecteur
sur plus de 350 pages et c'est sur-vitaminé ! Si l'auteur
continue sur sa lancée, ça va rapidement faire
mal !