Une
fois n'est pas coutume, c'est en Islande que nous entraîne
Arnaldur Indridason pour son premier roman traduit en français.
Une belle découverte.
Reykjavik, quartier du Nordurmyri (Le Marais du Nord). Au sous-sol
d'un petit immeuble, on retrouve, dans son appartement, le cadavre
d'un homme âgé d'une septantaine d'années,
le crâne fracassé d'un coup de gros cendrier. Pas
de trace de lutte, visiblement pas de vol, mais un sentiment
de précipitation dans le meurtre, pourtant contredit
par un bien étrange message laissé sur la table
basse de la victime. Erlendur, vieil ours de la police criminelle,
est chargé de l'enquête. On se demande bien qui
a pu en vouloir à Holberg, la victime… Mais lorsque
la police va étudier ce que renferme le disque dur de
son ordinateur, elle va vite se rendre compte qu'il n'était
pas un citoyen modèle. Entre cette affaire plus que sombre,
ses démêlés avec sa fille et ses problèmes
de santé, le commissaire Erlendur aura fort à
faire.
Arnaldur Indridason, islandais, a déjà publié
six polars nous apprend le quatrième de couverture. Celui-ci
est le premier traduit en France et Métailié,
visiblement, en traduira d'autres, ce qui est une excellente
idée au regard de la qualité de La cité
des jarres. Une ambiance bien rendue, l'histoire parfaitement
expoitée de la cité et l'intrigue bien ficelée
donnent à ce polar tout son mordant… Une belle
découverte.