"Une
svastika était dessinée au-dessus d'un homme mort
dans son lit, à Østrebro, Copenhague. Sur la table
de nuit en acier chromé se trouvait une tasse de thé
où flottaient deux feuilles de menthe. Un tas de livres
et quelques feuillets traînaient par terre. Le signe,
tracé en rouge sur le mur, était dessiné
à l'envers et se terminait à l'endroit précis
où la pièce devenait réelle, où
ce qu'on qualifiait d'homo sapiens se transformait en corpus
delicti. Ce point se trouvait environ vingt centimètres
au-dessus du cadavre, et pour cette raison, l'extrémité
de la dernière branche du signe était légèrement
tirée vers le bas, seule anomalie d'un dessin par ailleurs
régulier."
Le corps est celui de Klein, archéologue et collectionneur
d'art et d'objets archéologiques. La svastika est la
seule chose qu'il ait réussi à dessiner avant
de mourir. Le commissaire Adam Blake désespère
de comprendre ce que ça peut signifier : "Si désormais
les gens se donnent la peine de coucher par écrit des
informations censées permettre à ceux qui les
découvriront d'élucider le meurtre dont ils ont
été victimes, on serait en droit d'espérer
qu'ils s'expriment un peu plus clairement que notre ami Klein."
Blake fait donc appel à Alexandra Killis, une jeune archéologue,
car il a besoin d'elle pour comprendre ce que fait une telle
pierre taillée de plus de trois mille ans chez Klein.
Rapidement elle comprend que Klein avait étudié
la pierre et en avait compris la signification… mais il
n'y a pas de rapport. A elle de se lancer à son tour
sur le mystère de la pierre…
Tout simplement bluffant ! Michael Larsen a fouillé son
sujet pendant deux ans avant d'écrire ce polar extrêmement
érudit qui a soulevé des questions dans les milieux
archéologues. Sens du rythme (le premier rebondissement
est excellent), personnages particulièrement bien campés,
aux relations fortes, intrigue cossue et recherchée,
c'est un régal que nous sert l'auteur danois.