QUAND
LES FEMMES SORTENT POUR DANSER
Elmore LEONARD
Traduit de l’anglais (Etats-Unis)
par Dominique Wattwiller
Rivages/Ecrits Noirs - 192 pages
Elmore
Leonard est un virtuose des westerns, des polars, et…
des nouvelles aussi. Il le montre superbement, et on peut reprendre
sans peine la dernière réplique de la dernière
nouvelle du recueil ("Il savait raconter les histoires")
pour illustrer tout ce talent.
Que ce soit avec Etincelles, qui marque la difficulté
de certains métiers où l'on est soumis à
la pression ; Traîner au Buena Vista, qui est une tranche
de vieille vie ; Chickasaw Charlie, qui pourrait être
l'introduction de l'excellent Tishomingo
Blues (même auteur, même éditeur) ; Quand
les femmes sortent pour danser, tragique destin de Lourdes ou…
bien d'autres encore, qui sont toutes du même calibre,
à savoir excellent.
Précision, sens du rythme et de la répartie, ambiance
installée en un minimum de temps, personnages plus que
présents, répliques qui fusent (quand on maîtrise
à ce point les dialogues, ça aide pour la nouvelle)…
Bref, que du très bon, par un des plus grands (c'est
bateau comme fin me direz-vous, mais il est tellement fort !).