Un
roman haletant, pourtant loin du niveau de Guernica ou L’île
de l’ange, les œuvres précédentes de
cet auteur efficace.
"Je vois les marques bleuâtres des dents sur les
jambes de la jeune fille, la rangée étroite, profonde
et parfaitement circulaire de trous violacés qui percent
sa peau. Je vois aussi les trous sur ses fesses, nombreux et
noirs, quand le docteur la prend par le bras pour la retourner
sur la table en marbre dans un claquement mou et dégonflé
qui me surprend."
Tout ça, c'est l'œuvre d'un tueur qui a rapidement
été surnommé "Loup-Garou". Grâce
à différents recoupements, l'inspecteur Romeo
est sûr d'avoir trouvé qui est l'assassin. Malheureusement,
c'est une huile, un ingénieur irréprochable, élu
du parlement, et rien de tangible ne permet de l'arrêter.
Roméo peste, son sang bout et tout s'accélère
le jour où l'ingénieur vient le narguer.
Court roman haletant, Loup-Garou rompt avec ce que Carlo Lucarelli
écrit d'habitude. Il faut l'avoir lu, certes, mais on
est loin des somptueux L'île de l'ange déchu ou
Guernica.