Intérieur
Nord, c'est quatre nouvelles, quatre voix d'hommes, quatre étranges
parcours. C’est surtout une grande qualité d’écriture…
sur un format un peu court.
Musher, texte magnifique d'un homme qui aurait dû dire
non. "C'est à ce moment-là que j'aurai du
dire non. Je sais. Un non ferme et définitif. J'aurais
dû leur dire qu'ils étaient aussi fous l'un que
l'autre et que je ne ferai jamais ça. J'aurais dû
me lever et quitter la pièce. J'aurais dû leur
dire de foutre le camp dès le lendemain à la première
heure. Mais je n'ai rien dit. Je n'ai pas bougé. La vérité,
c'est que je n'étais pas sûr. Je pensais à
Lauren, Lauren, Lauren." On y retrouve toute la force et
l'émotion véhiculée par l'écriture
de Marcus Malte. C'est concis, précis… de toute
beauté.
Jardinier, dans un registre différent et plus classique,
est l'histoire d'un homme rincé par l'assassinat de son
fils de dix-neuf ans par deux petits braqueurs à la sauvette…
C'est tout aussi bien.
Les deux autres nouvelles sont, au regard des premières,
un peu moins prenantes, mais l'ensemble est quand même
d'une grande qualité. On regrette juste que ce ne soit
pas un roman pour prolonger un peu plus ces courts moments…
En attendant le prochain.