Roman
noir, chronique sociale, portrait d'une époque…
ce court roman frappe par sa noirceur, sa sobriété
et la triste résignation de ses protagonistes.
France, années 70, une route, une ville, ses habitants,
son usine et ses travailleurs "Pour la Route, il faut imaginer
une grande voie bien droite bien triste qui mène à
la Ville d'un côté et nulle part de l'autre. Elle
sépare la Caserne, où on habite, de l'Usine, où
on travaille. Enfin, ceux qui travaillent. Les autres, ils passent
leur temps à regarder le temps qui n'avance pas, ou qui
avance trop vite. C'est selon."
Malgré tout ce que lui ont dit les anciens, malgré
sa petite amie, Joseph, veut aller travailler à l'Usine.
"- Tu veux finir comme nous? Malade, fatigué, usé?
- Non ! Moi je sais que je finirai jamais comme vous. J'ai des
projets. Je veux aller en Amérique. Pour voir couler
le fleuve Mississippi. Mais avant, je veux travailler. J'en
ai besoin. Pour le moment. Après on verra."
Joseph doit embaucher le jour de ses 18 ans, soit dans une semaine…
mais entre-temps, le Directeur de l'Usine est assassiné…
Roman noir, chronique sociale, portrait d'une époque,
ce court roman centré sur quelques personnages et la
fameuse Usine, Des rives lointaines frappe par sa noirceur,
sa sobriété et la triste résignation de
ses protagonistes… On regrette juste la politique de prix
de l'éditeur, qui risque de priver Laurent Martin de
quelques lecteurs.