Fayard - 4 tomes
Les pantalons rouges - 396 pages
La tranchée - 456 pages
Le serment de Verdun - 480 pages
Sur le Chemin des Dames - 456 pages
En
quatre volumes, un roman qui nous plonge dans l'histoire de
la grande déflagration, préfiguration du XXe siècle
et de ses grands événements.
Que savons nous de 14-18 ? Quelques noms : Joffre, Foch, Pétain…
Quelques faits d’armes : les taxis de la Marne, Verdun,
le Chemin des Dames…
Comment approcher un tant soit peu ce que fut cette guerre :
l’abîme infernal, la souffrance absolue, le sang
répandu des premiers jours de septembre 14, de la Somme,
de la Champagne, des Dardanelles, des Balkans, de la guerre
"moderne" (tranchées, canons, gaz…) ?
Par UN ROMAN ; celui qui nous fait toucher la réalité,
sentir la dispersion des familles, l’attente des Poilus,
le dopage (gnôle et vins pour les soldats faute de vivres),
l’indescriptible chaos de ces 4 années.
Un roman signé Pierre Miquel, remarquable historien,
qui nous raconte l’espoir insensé des débuts,
le courage, la fureur absolue et le déchaînement
des armes ; dans une langue de conteur qui n’exclue jamais
la précision historique - fruit de ses travaux précédents.
Miquel nous plonge dans la vie de quatre frères - qui
tous rejoindront leur arme - et auront des destins différents.
Le front, l’arrière, le monde rural, les milieux
politiques et militaires y sont remarquablement décrits.
Pierre Miquel nous prend par la main et nous emmène dans
une visite historique poignante.
Avec lui nous comprenons d’où nous venons et ce
que nous sommes. Les noms ne suffisent pas, les faits d’armes
ne suffisent pas, la connaissance de l’enfer de ce qui
fût et de ce que cela amène (39-45, Indochine,
Vietnam, Algérie, Afghanistan, Irak…) nous montre
de quel bois est fait l’homme.
Merci à Monsieur Miquel de mettre à notre portée
ce qui peut être reproduit dans les années qui
viennent, même si les moyens utilisés diffèrent.
Il est un devoir que nous avons, à l’instant de
construire l’Europe, c’est de nous souvenir de nos
différences et des conflits qui entraînèrent
tant d’hommes dans un univers pire que celui que Dante
nous décrit dans l’Enfer.
À lire, du même auteur, La Grande
Guerre (Fayard). Mais aussi, sur le même sujet :
- Stephen Zweig, Le monde d’hier et Journaux 1912/1940,
- Guillaume Apollinaire
- Charles Péguy,
- Roland Dorgelès, Les croix de bois,
- Erich Maria Remarque, A l’ouest rien de nouveau,
- Marc Dugain, La chambre des officiers